La dépression saisonnière et son traitement.

La dépression saisonnière et son traitement.

 

La dépression saisonnière et son traitement

Par Roland Pec, psychologue, somnologue, expert en chronothérapie

Le trai­te­ment pro­phy­lac­ti­que de la dépres­sion sai­son­nière s’admi­nis­tre idéa­le­ment de la fin du mois d’août au début du mois de novem­bre. Nous y sommes donc. Si l’indi­ca­tion est bien posée, la per­sonne habi­tuel­le­ment sujette à ce trou­ble récur­rent tra­verse l’hiver sans dif­fi­cultés. En plein hiver, le trai­te­ment peut également être dis­pensé avec efficacité, mais à des fins curatives  cette fois.

Description du trouble

La dénomination dépression saisonnière peut porter à confusion. En effet, la plupart des dépressions dites majeures ont également une expression saisonnière : elles se produisent davantage en automne et au printemps (classiquement, lors de la chute et de la pousse des feuilles). La dénomination dépression d’hiver convient dès lors nettement mieux, puisque c’est bien à la fin de l’automne et en hiver que ce genre de dépression se produit, pour disparaître au printemps. Sur le plan des symptômes, l’acronyme anglais SAD (pour seasonal affective disorder) porte également à confusion. En effet, « sad » en anglais veut dire « triste », alors que justement la tristesse ne fait pas partie des symptômes-clés de la dépression hivernale (mais bien des dépressions majeures, par contre).

En réalité, ce qui caractérise la dépression d’hiver est un ensemble de symptômes qui évoquent le phénomène d’hibernation : déprime (abattement), manque de dynamisme (adynamie), somnolence excessive et appétit accru. En voici la définition stricte, en 3 points :

  1. Episodes dépressifs récurrents, qui surviennent en automne et en hiver, pour disparaître au printemps ou en été.
  2. Ces épisodes se produisent depuis au moins deux années consécutives.
  3. 3. Au moins 3 symptômes parmi les 7 suivants sont présents :
    - humeur dépressive (abattement),
    - niveau d’énergie diminué (adynamie),
    - appétit accru (prise de poids),
    - fringale spécifique pour les sucres et les graisses,
    - hypersensibilité au froid,
    - augmentation du temps de sommeil,
    - somnolence diurne excessive.

Sous sa forme sévère, la prévalence de la dépression d’hiver est de 2% de la population. Sous sa forme légère à modérée, elle monte à 15% de la population. Les femmes sont légèrement plus touchées que les hommes, avec 1.6 femmes pour 1 homme.

Contrairement à une idée reçue, la cause initiale de la dépression d’hiver est strictement d’ordre physiologique (ce qui n’empêche pas, naturellement, une influence secondaire des facteurs psychologiques) ! Il s’agit d’un dérèglement de l’Horloge Interne Principale. C’est pourquoi la dépression d’hiver est classée dans la catégorie des troubles dits circadiens. Le dérèglement en question est lié au fait que le jour se lève de plus en plus tard. Ce dérèglement se produit chez les sujets dont le programme interne de l’horloge biologique est très « souple », c’est à dire très sensible aux synchroniseurs externes (en l’occurrence : la privation croissante de lumière matinale). Les personnes en provenance de pays à haut niveau d’ensoleillement sont particulièrement à risque. Mais pour bien comprendre ce qu’est un trouble circadien, il nous faut faire un petit détour du côté de la chronobiologie.

La chronobiologie

La chronobiologie est une branche de la biologie, née aux USA dans les années 60, à la suite des travaux réalisés par Van Halberg pour les vols spatiaux de la NASA. Elle s’intéresse aux fluctuations dans le temps des divers paramètres physiologiques.

La majeure partie de ces rythmes sont dits circadiens, c’est à dire qu’un cycle dure +/- 24 heures.Ces rythmes sont contrôlés par de nombreuses horloges biologiques. Toutes ces horloges sont sous le contrôle d’un chef d’orchestre commun, qui porte le nom d’Horloge Interne Principale. Cette horloge est qualifiée de « faible », car elle est facilement remontable par les synchroniseurs externes. Elle se situe dans l’hypothalamus, au centre du cerveau. Outre le fait de synchroniser les autres horloges, cette horloge programme l’alternance veille/sommeil et le sommeil profond. Elle contrôle également la sécrétion de l’hormone de croissance, de la mélatonine et de la prolactine. Elle est par ailleurs fortement liée à une autre horloge, dite « forte » celle-là, car difficilement remontable par les synchroniseurs externes. Cette horloge forte est située dans le cortex cérébral (à la périphérie du cerveau). Elle programme le sommeil paradoxal, la sécrétion du cortisol et les fluctuations de température corporelle.

L’Horloge Interne Principale est synchronisée avec l’horloge externe (géophysique) à l’aide des synchroniseurs externes : les activités socioprofessionnelles, l’exercice physique et – surtout – l’alternance lumière/obscurité. L’organisme recherche toujours un équilibre temporel entre lui-même et le monde extérieur.

Lorsque l’Horloge Interne n’est plus synchronisée avec l’horloge du mur, une situation pathologique en découle. Toute une gamme de troubles du sommeil, de l’éveil et de l’humeur est ainsi conditionnée, en tout ou en partie, par une désynchronisation entre l’Horloge Interne et l’horloge externe (= désynchronisation externe) – ce qui est le cas pour la dépression d’hiver, et/ou par une désynchronisation entre plusieurs rythmes internes (= désynchronisation interne) – ce qui est souvent le cas pour la dépression majeure.

Les troubles circadiens

De nombreuses insomnies découlent en réalité d’un trouble du rythme circadien ; ces insomnies font souvent suite à des tentatives visant à améliorer une difficulté de sommeil initiale, qui perturbent l’Horloge Interne et ne font finalement qu’aggraver le problème. Dans le cas du syndrome de retard de phase, l’Horloge Interne est retardée par rapport à l’horloge externe ; ceci peut être le fait d’un facteur génétique et/ou d’un conditionnement par l’environnement ; ce syndrome touche classiquement les adolescents ; il se caractérise par une hypersomnie matinale et une hypervigilance vespérale. Lorsqu’il s’agit du syndrome d’avance de phase, l’Horloge Interne est avancée par rapport à l’horloge externe ; ceci peut être être également le fait d’un facteur génétique et/ou d’un conditionnement par l’environnement ; ce syndrome touche classiquement les personnes âgées ; il se caractérise par une hypersomnie en soirée et une hypervigilance en seconde partie de nuit. Pour ce qui est du travail de nuit et du travail posté, l’horloge Interne est bien sûr inversée par rapport à l’horloge externe. En ce qui concerne le syndrome de jetlag (décalage horaire), l’Horloge Interne est soit en avance soit en retard de phase par rapport à l’horloge externe, par suite d’un voyage transméridien. Chez la personne âgée, l’Horloge Interne est en avance de phase et partiellement désynchronisée par rapport à l’horloge externe ; ceci est lié à une trop faible sécrétion en mélatonine, ainsi qu’à une privation fréquente des activités socioprofessionnelles et de la lumière du jour ; ce trouble se caractérise par de l’insomnie principalement matinale, de l’hypersomnie vespérale et de l’hypersomnolence diurne (se manifestant par de nombreuses siestes).

En ce qui concerne la dépression majeure, l’Horloge Interne est souvent en avance de phase par rapport à l’horloge externe. Ceci est en partie causé par une trop faible sécrétion de certains neurotransmetteurs (mono-amines), et aussi fréquemment par un déficit en activités socioprofessionnelles. Ce trouble du rythme circadien est doublé d’une avance de phase du rythme ultradien (plus court que 24 heures) du cycle sommeil paradoxal/sommeil non-paradoxal (sous le contrôle de l’horloge forte). Cette condition associe donc une double désynchronisation : externe et interne. Ce trouble se caractérise par une insomnie matinale et une altération de l’architecture du sommeil.

Dans le cas de la dépression d’hiver, enfin, l’Horloge Interne retarde chaque jour un petit peu plus par rapport à l’horloge externe. Il s’agit donc d’un retard de phase s’aggravant progressivement. Il se caractérise par une hypersomnie matinale et une hypersomnolence diurne.

La chronothérapie

Grâce aux efforts de recherche fournis au cours des 30 dernières années, on dispose aujourd’hui d’outils permettant de remonter l’Horloge Interne comme on le ferait avec le remontoir d’une montre-bracelet. Ces outils sont principalement issus de la découverte, d’abord chez le rongeur et ensuite chez l’homme, des « courbes de réponse phase ». Il s’agit de courbes qui indiquent l’amplitude et la direction des rephasages de l’Horloge Interne Principale, en réponse à l’exposition à une lumière adéquate, en fonction du moment de la journée. Ultérieurement, on a également découvert des courbes de réponse à la prise de mélatonine ainsi qu’à l’exercice physique.
La chronothérapie est la mise en œuvre de ces différents outils, programmés aux moments les plus adéquats de la journée, et durant le nombre suffisant de jours. La programmation varie en fonction du type de trouble à traiter ainsi que d’une série de caractéristiques propres au patient.

Les outils chronothérapeutiques les plus usités sont :
- La luminothérapie (naturelle ou artificielle) : action sur l’axe hypothalamus / glande pinéale, afin de provoquer les rephasages souhaités.
- L’évitement de la lumière du jour (port de lunettes solaires) : idem.
- La vitamine B12 : substance photosensibilisante, permettant de maximiser l’action de la
luminothérapie.
- La mélatonine : action directe sur l’Horloge Interne Principale, afin de provoquer les
rephasages souhaités.
- L’exercice physique : action sur la température corporelle (idem via un bain chaud), afin de favoriser le sommeil ou l’éveil.
- La chronodiététique : modification des habitudes alimentaires afin de favoriser les rephasages souhaités, ainsi que d’éviter les troubles gastro-intestinaux.

La luminothérapie

La luminothérapie est un des outils principaux de la chronothérapie, particulièrement en ce qui concerne la dépression d’hiver.

Il peut s’agir soit de la lumière du jour, soit d’un dispositif artificiel respectant des critères d’intensité (de 2000 à 10.000 lux), de longueur d’onde (longueur optimale de 468 nanomètres) et de durée (de ½ heure à 2 heures). Chez l’homme, une illumination ad hoc autour du crépuscule occasionne un retard de phase maximal, alors qu’une illumination autour de l’aube provoque une avance de phase maximale. L’illumination en plein jour ne provoque aucun déphasage. L’illumination au cours de la nuit provoque des déphasages aux directions incertaines.

Sur le plan neurologique, la luminothérapie entreprend un circuit assez complexe. La rétine contient des récepteurs photiques, distincts des récepteurs visuels. Ils fonctionnent sur le mode du tout ou rien. Si l’illumination dépasse un certain seuil, c’est le jour qui est perçu ; dans la situation inverse, c’est la nuit. L’information parcourt un premier segment du nerf optique, puis s’en écarte. Elle parvient alors à l’hypothalamus (au centre du cerveau), siège de l’Horloge Interne Principale (Horloge Y), laquelle régule la veille et le sommeil. En condition naturelle, cette information resynchronise Y, lui faisant savoir si c’est la nuit ou le jour. En condition de luminothérapie, l’information va permettre – selon la pathologie – soit d’avancer le cycle (en faisant croire à l’horloge que c’est déjà le jour – alors que c’est encore la nuit), soit de reculer le cycle (en faisant croire à l’horloge que c’est déjà la nuit – alors que c’est encore le jour). Y ayant intégré cette nouvelle information, elle l’envoie à la glande pinéale.

Ici débute la portion hormonale du circuit. Lorsque la glande pinéale reçoit l’information « c’est la nuit », elle se met à secréter de la mélatonine (l’hormone de l’obscurité). Lorsqu’elle reçoit l’information « c’est le jour », elle stoppe cette sécrétion. Comme toute hormone, la mélatonine est déversée dans la circulation sanguine. Et c’est l’Horloge Biologique qu’elle prend en retour pour cible. La mélatonine jouera alors le rôle d’horloge parlante. Si elle imprègne l’hypothalamus, c’est que c’est la nuit ; si elle ne l’imprègne pas, c’est que c’est le jour. L’Horloge Biologique est donc remontée par deux fois : une première fois par la voie nerveuse et une seconde fois par la voie humorale.

Dans le cas de la dépression d’hiver, l’Horloge Interne accuse un retard de phase progressif, au fur et à mesure qu’on avance vers l’hiver. Dès lors, la luminothérapie devra s’effectuer assez tôt le matin, afin d’avancer le cycle, en faisant croire à l’horloge que c’est déjà le jour alors que c’est encore la nuit.

La luminette

La luminette est le dispositif de luminothérapie le plus performant actuellement sur le marché. Il a été conçu par une société belge liée à l’université de Liège (Lucimed). C’est la même équipe qui avait conçu naguère le Casque de lumière, l’étalon-or des dispositifs de luminothérapie pendant une petite vingtaine d’années. Ce nouvel appareil offre un maximum d’efficacité pour un minimum d’encombrement. Sur le plan du confort, la luminette est ultra-légère puisqu’elle s’inspire d’une simple paire de lunettes. Elle permet dès lors au patient de se mouvoir en toute liberté et de vaquer à ses occupations. Il n’y a donc plus, comme précédemment, d’immobilisation devant des panneaux de lumière (ou même sous le casque de lumière). Ce design favorise ainsi significativement l’adhésion au traitement. Sur le plan de l’efficacité, les récentes découvertes de la recherche montrent l’adéquation qui existe entre ce design et les récepteurs photiques ganglionnaires de la rétine. D’abord, la lumière délivrée (à partir de huit diodes LED) est bleue. Sa longueur d’onde est de 468 nanomètres, exactement ce à quoi les récepteurs sont le plus sensibles. Ensuite, la lumière est délivrée à partir du haut (et focalisée sur l’oeil par l’entremise d’une visière holographique), ce qui est très pertinent, puisque les récepteurs se situent sur la partie inférieure et interne de la rétine. C’est d’ailleurs grâce à cette adéquation qu’une assez faible intensité lumineuse suffit (2000 lux), et que la période quotidienne nécessaire d’illumination se réduit à ½ heure.

Pour l’anecdote, les experts de la NASA, dépêchés au Chili pour apporter leur aide aux 33 mineurs ensevelis depuis le 5 août 2010 sous le désert d’Atacama, ont marqué leur intérêt pour la luminette, en tant que dispositif de luminothérapie très efficace… et très petit.

En ce qui concerne la dépression d’hiver, une séance de 30 minutes est programmée sur une base quotidienne, à un moment critique de la matinée, et durant un nombre suffisant de jours. Ceci varie en fonction du moment dans la saison, de la sévérité du trouble ainsi que d’une série de caractéristiques liées au patient.

CHRONO SleepWell®

Un logiciel original de chronothérapie est mis en ligne sur internet depuis le mois de septembre 2010. CHRONO SleepWell® utilise des algorithmes qui se basent sur la littérature scientifique la plus récente dans le domaine de la chronothérapie. Ces algorithmes permettent de générer des programmes de rephasage personnalisés. Ces programmes intègrent tous les outils décrits plus haut. Ils varient en fonction du trouble circadien considéré, ou du voyage transméridien à effectuer. Dans ce dernier cas, le programme calculé permet au voyageur d’accélérer par un facteur 2, voire 3, la resynchronisation de son Horloge Interne Principale. Le logiciel prend également en compte une série de caractéristiques propres au sujet : son âge, son horaire de sommeil, la qualité de son sommeil, sa sensibilité au décalage horaire ainsi qu’au passage à l’heure d’été.

En ce qui concerne le cas particulier de la dépression d’hiver, CHRONO SleepWell® calcule le moment le plus efficace, ainsi que le nombre de jours nécessaires, pour effectuer la séance quotidienne de luminothérapie. Et il fait de même pour tous les autres outils de rephasage, offrant ainsi au patient le programme de chronothérapie le plus complet possible.

Voici le vent cornant Novembre,

Qui se déchire et se démembre,

Le vent sauvage de Novembre.


Le vent rafle, le long de l’eau,

Les feuilles mortes des bouleaux,

Le vent mord dans les branches,

Et peigne, au loin, les avalanches,

Le vent sauvage de Novembre.
 

Sur sa butte de gazon bistre,

Le moulin noir fauche, sinistre,

Le moulin noir fauche le vent,


Le vent sauvage de Novembre.

L’avez-vous rencontré le vent,

Au carrefour des trois cents routes,

Criant de froid, soufflant d’ahan,

L’avez-vous rencontré le vent,

Celui des peurs et des déroutes ;

L’avez-vous vu, cette nuit-là,

Quand il jeta la lune à bas,
Et que, n’en pouvant plus,

Tous les villages vermoulus

Criaient, comme des bêtes,

Sous la tempête ?
 

Voici le vent hurlant,

Voici le vent cornant Novembre.

-Extraits du poème Le Vent
Emile Verhaeren

Roland Pec, psychologue, somnologue, expert en chronothérapie
(Centre d’études des troubles du sommeil – clinique Edith Cavell)

 

notre cerveau est formidablement plastique

notre cerveau est formidablement plastique

Mieux vaut tard que jamais !

Un article d’ Anne-Laurence Boutillier et de Jean-Christophe Cassel chercheurs au CNRS ©


Jeune, notre cerveau est formidablement plastique. Il crée, défait, complète, réorganise une foule de réseaux neuronaux afin d’y stocker les traces des multiples expériences qui jalonnent notre vie. Cette capacité peut malheureusement décliner avec l’âge et conduire à des troubles cognitifs. Mais tout n’est pas forcément perdu. Malgré un âge avancé, l’enrichissement des conditions de vie peut rendre au cerveau une partie de sa jeunesse. Des chercheurs du Laboratoire de neurosciences cognitives et adaptatives lèvent le voile sur des mécanismes moléculaires que l’enrichissement peut rétablir chez les sujets âgés au bénéfice de leurs capacités cognitives. Cette étude est publiée dans la revue The journal of Neuroscience.

Les neurones ont la capacité de modifier durablement l’efficacité de leur transmission synaptique. Cette propriété, qui est à la base de la formation des souvenirs, s’affaiblit avec l’âge. On sait depuis plus de 60 ans que le fait d’exposer des souris ou des rats de laboratoire à un milieu physiquement et socialement enrichi agit positivement sur la stimulation de leurs neurones, sur la signalisation cellulaire et sur la plasticité, notamment dans une structure cérébrale appelée l’hippocampe.

Chez le sujet jeune, un facteur neurotrophique du nom de BDNF (de l’anglais Brain-derived neurotrophic factor) joue un rôle crucial dans la médiation des effets de l’environnement enrichi sur le système nerveux. Lorsque le BDNF augmente dans l’hippocampe, il favorise la plasticité. Les niveaux de BDNF sont régulés par des mécanismes dits épigénétiques. Ceux-ci s’appuient, entre autres, sur une réaction chimique appelée acétylation et intervenant au niveau des histones de l’ADN. Lorsque l’acétylation de certaines histones augmente, comme cela se produit aussi au cours d’un apprentissage, la fabrication de BDNF augmente à son tour et la consolidation des souvenirs est facilitée. Ces mécanismes ont été décrits chez des souris ou des rats jeunes, mais on ignore s’ils sont encore opérationnels chez le sujet âgé.
Des chercheurs du Laboratoire de Neurosciences Cognitives et Adaptatives ont comparé deux cohortes de rats âgés de 24 mois, un très grand âge pour un rat. Tous les rats ont été maintenus dans des conditions d’élevage dites « standardisées » (deux rats partagent une cage classique d’élevage) entre les âges de 1 et 18 mois. A 18 mois, une première cohorte a été placée pendant 6 mois dans des conditions d’élevage enrichies (10-12 rats dans une grande cage comprenant de nombreux objets changés tous les jours). L’autre a été maintenue dans les conditions standardisées pendant la même durée. Les chercheurs ont ensuite étudié les événements moléculaires associés à l’acétylation des histones dans l’hippocampe de ces rats en se focalisant sur le gène codant pour le BDNF, et ceci aussi bien dans des conditions de repos qu’au cours d’un apprentissage.
Du fait du vieillissement, la transcription des gènes associés à la plasticité et à la mémoire s’atténue, ce qui explique très probablement les troubles de la cognition liés à l’âge. Les chercheurs strasbourgeois ont montré que l’exposition à un environnement enrichi, même tardive, permet de stimuler cette plasticité cérébrale ainsi que les capacités de la mémoire spatiale des rats âgés. Au niveau moléculaire, ils ont mis en évidence l’implication de l’acétylation de certaines histones et l’association du facteur NF-kB dans la transcription de gènes associés à la plasticité hippocampique. L’exposition de rats à un environnement enrichi pendant 6 mois avant la fin de leur vie induit l’expression et l’activité d’enzymes épigénétiques comme les histones acétyltransférases (par ex. PCAF/KAT2B).

Cette induction favorise la transcription de certains gènes de réponse à NF-kB (BDNF et CAMK2D). Il en résulte, entre autres, une augmentation de la neurogenèse et une formation de nouvelles synapses, comme montré en collaboration avec des chercheurs strasbourgeois de l’Institut des Neurosciences Cellulaires et Intégratives. L’originalité des résultats repose sur le fait que les rats âgés ont été capables d’activer ces voies de signalisation spécifiques grâce à l’exposition tardive à un environnement enrichi. La plasticité hippocampique s’en est trouvée améliorée, tout comme la capacité d’apprentissage, et ce malgré l’âge.

Les travaux futurs porteront sur la relation entre les gènes de plasticité induits par l’enrichissement environnemental et les régulateurs transcriptionnels tels que NF-kB. Ces travaux fourniront des données pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à prévenir ou à retarder le déclin cognitif lié à l’âge. Ils indiquent aussi que pour un vieillissement de qualité, il vaudrait mieux rechercher un fort niveau de stimulations physiques et sociales.

Figure : L’optimisation des circuits neuronaux nécessaires au bon fonctionnement du cerveau est faite en augmentant les stimuli sensoriels, moteurs et cognitifs en réponse aux interactions avec son environnement (thérapie cognitivo-comportementale). Ceci peut être reproduit expérimentalement en laboratoire en exposant des rongeurs à des conditions dites “enrichies” (socialement, physiquement et en augmentant la nouveauté et le changement), à l’aide de grandes cages, dans lesquelles les jouets sont variés, et les rats regroupés par cohortes d’une dizaine. Cette étude montre que les rats âgés répondent encore à un environnement enrichi en favorisant les acétylations de la chromatine et la transcription de gènes tel que le BDNF, qui facilitent la plasticité cérébrale et les apprentissages, en activant des voies spécifiques de réponse à NF-kB.

© Anne-Laurence Boutillier. Jean-Christophe Cassel

En savoir plus

  • Late life environmental enrichment induces acetylation events and NF-kB-dependent regulations in the hippocampus of aged rats showing improved plasticity and learning.Neidl R, Schneider A, Bousiges O, Majchrzak M, Barbelivien A, Pereira De Vasconcelos A, Dorgans K, Doussau F, Loeffler JP, Cassel JC and Boutillier AL.

J Neurosci. 2016 Apr 13;36(15):4351-61. doi: 10.1523/JNEUROSCI.3239-15.2016.

 

 

 Contact chercheur

  • Anne-Laurence Boutillier Laboratoire de Neuroscience Cognitive et Adaptative (LNCA)
    CNRS UMR7364. Université de Strasbourg,
    Université de Strasbourg – Faculté de psychologie
    12 Rue Goethe
    67000 StrasbourgTel: 03 68 85 19 34
  • Jean-Christophe Cassel Laboratoire de Neuroscience Cognitive et Adaptative (LNCA)
    CNRS UMR7364. Université de Strasbourg,
    Université de Strasbourg – Faculté de psychologie
    12 Rue Goethe
    67000 StrasbourgTel: 03 68 85 19 52

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Manipulateurs pervers narcissiques, fuir ou rester ?

Manipulateurs pervers narcissiques, fuir ou rester ?

 


Faut-il fuir ou rester quand on est en relation avec un pervers narcissique ?

Les victimes de manipulateurs (PN) posent souvent les mêmes questions et donnent souvent les mêmes réponses ( ils ou elles) !

 

Quelques exemples de questions/réponses:

 

  1. — Question : Mais pourquoi me fait-il (elle) cela ?

Réponse : Il fait ce qu’il sait faire, a toujours fait et refera avec un autre. C’est son mode de fonctionnement, ce n’est pas parce que c’est vous, mais parce que vous acceptez de rentrer dans son jeu.

 


 

2. — Question : Pourquoi agit-il(elle) ainsi ?

Réponse : Il fonctionne selon une structure infantile qui n’a pas évolué et qui est dans la toute-puissance. Cela n’a rien à voir avec vous.

 


 

  1. Question : J’ai tout fait pour faire fonctionner cette relation.

Réponse : Et vous pouvez continuer longtemps, jusqu’à l’épuisement. Même si vous faites tout ce qu’il demande, cela ne marchera pas, car son mode de fonctionnement est d’installer le mal-être et se valoriser à tout prix à votre détriment.

 


 

  1. Question : Quand c’est bien, c’est tellement bien.

— Réponse : Prenez une feuille de papier, et notez combien de fois c’est bien, moins bien ou l’enfer ? Vous serez étonné !

 


 

  1. — Question : Comment puis-je l’aider à changer ?

— Réponse : Essayez de demander à un mur qui est blanc d’être rouge. Vous pourrez l’embrasser, vous mettre en colère, le supplier ou user de tous les artifices dont vous disposez, il restera rouge !

 


 

  1.  — Question : Pourquoi j’ai échoué ?

Réponse : Ce n’est pas parce que c’est vous, mais parce que c’est truqué d’avance. Les dès sont jetés avant même qu’ils n’aient été lancés.

 


 

  1. — Question : Qu’est-ce que la personne avec laquelle il (elle) est parti(e) a de plus que moi ?

— Réponse : Rien d’autre que de rentrer aussi dans son jeu et de se laisser séduire comme vous par son plumage et son ramage.

 


 

  1. Question : Il (elle) a réussi là où moi j’ai échoué ?

— Réponse : Surtout, n’ayez aucun regret, après la phase de séduction, il ou elle vivra le même enfer que celui que vous avez vécu.

 


 

  1. — Question : Pourquoi tous les Psys disent qu’il faut fuir, cela veut-il dire qu’il faut les laisser gagner ?

Réponse :

  • Quand vous êtes face à un partenaire, sans empathie, ni ne fonctionne qu’avec la manipulation et la négation totale de l’être que vous êtes, qui vous vampirise et vous utilise tel un objet ?
  • Dont le mode de fonctionnement est de vous déstabiliser en permanence en alternant le chaud et le froid !
  • Qui utilise le compliment suivi du dénigrement et occupe en permanence l’espace par ses mensonges, manipulations et non-dits, afin de mieux se valoriser à vos dépends et de jouir face à votre désarroi !
  • Qui est le bon Dr Jekyll à l’extérieur, gentil, attentionné, adorable, vous savez celui ou celle que tout le monde vous envie et le monstrueux Mr Hyde « dans le secret des alcôves », celui qui se transforme en incroyable monstre et vous fait subir les pires violences psychologiques, insidieuses et destructrices !
  • Un être qui ne supporte pas le bonheur et les gens heureux, « un rabat-joie » qui va s’acharner méthodiquement à tout démolir et vous maintiendra sous une emprise dont vous aurez le plus grand mal à vous défaire.
  • Un être qui vous larguera du jour au lendemain comme une vieille chaussette pour s’en aller avec un ou une autre !
  • Qui y a t-il à gagner dans la souffrance engendrée par cette relation ?
  • Fuir, est-ce le laisser gagner ou vous sauver ?

       Quel est à votre avis  le gagnant des deux ?

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Marie-Agnès Thulliez

8 outils pour mieux étudier

8 outils pour mieux étudier

: Ma boite de 8 outils pour mieux étudier, travailler et avancer efficacement

Pour travailler efficacement il faut un plan de route et avoir les bons outils afin de progresser correctement. Une bonne orthographe, mieux écrire, lire et mémoriser rapidement, être constructif et savoir s’organise pour réussir. Bref cette panoplie de compétences qu’on nous demande d’avoir sans nous l’apprendre ! Cherchez l’erreur

Mes 8 outils :

1.Correcteur de langue française, Antidote

2.Carte mentale

3. logiciel Dragon Naturally Speaking

4. La liseuse Kindle

5.La lecture rapide

6. Aide pour mieux écrire la langue Française

7.S’organiser pour réussir

8. La pensée constructive


1. Le sacro-saint logiciel antidote, pour traquer toutes les fautes dans les moindres recoins. Ah ! que j’aurais aimé avoir ce logiciel quand j’étais lycéenne ou étudiante ! À avoir en famille. Vous pouvez aussi laisser vos jeunes écoliers s’en servir pour faire leurs devoirs de français et apprendre à maitriser la langue française.

Antidote 9 : correcteur et dictionnaires pour le français ou l’anglais

Un correcteur de nouvelle génération avec filtres
D’un seul trait, le correcteur d’Antidote souligne toutes les fautes, de l’accent oublié à l’accord difficile, de la virgule malvenue au pléonasme bête. Pointez sur une erreur : correction proposée et explications graduées jaillissent de l’infobulle ; cliquez pour approuver. Après l’orthographe et la grammaire, révisez les répétitions, les charnières logiques ou les tournures délicates grâce aux filtres intelligents qui surlignent les passages pertinents. Jamais un logiciel ne vous a offert tant de puissance pour épurer vos textes. 

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Le pardon

Le pardon

La définition dans le dictionnaire Wikipédia dit que :

« Le pardon est le résultat de l’acte de pardonner, la rémission d’une faute. C’est tenir une offense, une faute, pour nulle (et/ou l’excuser) et renoncer à en tirer vengeance.

D’un point de vue religieux

Au sens biblique du terme, en général, pardonner signifie une des deux choses suivantes:

– Quand il pardonne aux hommes, Dieu annule ou écarte le châtiment requis pour le péché.

Lorsqu’ils se pardonnent, les hommes se traitent avec un amour chrétien et n’ont pas de mauvais sentiments à l’égard de ceux qui les ont offensés.

D’un point de vue social

Selon l’expérience clinique de trente ans du psychologue et professeur de psychologie américain Robert Enright et de ses collaborateurs le pardon, qui est désormais un instrument de travail clinique validé par les études, et qui est capable de réduire les différents malaises qui affligent l’homme spécialement dans la société moderne, peut servir aussi au bien-être physique, mental et émotif. Pas seulement : celui qui est capable de le pratiquer augmente même l’estime de soi et l’espoir pour le futur, dans le travail et dans la communauté.”

Pourtant rien n’est plus difficile que de pardonner !

Pardonner, c’est abandonner l’espoir que le passé peut être changé, mais pardonner n’est pas être d’accord avec ce qui s’est passé, car le pardon n’a rien à voir avec une personne, un évènement ou une situation qui nous ont fait du mal.

Le vrai pardon, résulte dans le lâcher-prise de ce que nous avons pensé et ressenti au sujet de ce qui nous est arrivé. Il permet de tirer des leçons de l’expérience que nous avons vécu et d’utiliser l’apprentissage de cette expérience pour qu’elle nous serve à ne plus jamais être une victime.

Lâcher prise par rapport au passé pour s’ouvrir au futur, afin de ne plus continuer à nous dire que nous avons supporté toute cette souffrance pour rien, ne plus subir mais devenir acteur de notre vie.

Pardonner, ce n’est pas cautionner ce qui nous est arrivé: c’est accepter de renoncer à la croyance qu’en gardant la rancœur contre les événements, les situations ou les personnes qui nous ont fait du mal, qu’ils vont le payer. Car dans ce cas la personne qui souffre le plus: c’est nous-même !

Pardonner, c’est accepter de se pardonner de ne pas avoir pu réagir comme on aurait dû, d’avoir été aussi naïf, de s’être fait avoir. Pardonner, c’est accepter d’avoir fait ce qu’on a pu, au moment où on l’a fait, avec le niveau de conscience qu’on avait à ce moment là !

Pardonner, c’est ne plus se dire qu’on aurait dû savoir ce qu’on ne savait pas, ou ce dont on n’avait pas l’entière réalisation. Par exemple, si nous savons que nous sommes en voiture au bord d’un précipice, nous n’allons pas appuyer sur l’accélérateur, sauf si nous avons d’autres intentions !

Pardonner, c’est accepter de lâcher des vieux schémas, pour aller vers des schémas plus aimants pour nous-même, c’est arrêter de se faire souffrir et de continuer à être son propre bourreau !

C’est très difficile de pardonner, car il y a souvent la confusion entre notre ressenti, notre attitude et celle des autres, entre l’impossible intégration de ces fameux : «mais comment a t-on pu me faire ça !» ou «pourquoi cela m’est-il arrivé, à moi ! »

Pardonner est une étape très difficile, mais, sans cette notion de pardon, il n’y a pas de possibilité de s’ouvrir à autre chose, de changer et d’avancer vers ce qui nous convient réellement. Ne pas pardonner, c’est se condamner à rester coincé dans une histoire qui continue à nous faire du mal.

Le changement n’est possible que si il y a une réelle réalisation de la notion de pardon pour nous-même.

Marie-Agnès Thulliez

Lâcher prise

Lâcher prise

En recherchant la définition du lâcher-prise dans le dictionnaire Wikipédia, cette définition de Melissa Pekel parait être la plus pertinente :

” Certaines personnes ont besoin de toujours tout contrôler. Ils n’acceptent pas leurs limites et perçoivent le lâcher prise comme une véritable faiblesse. Lâcher prise ne veut pas dire renoncer. Au contraire, cela signifie progresser, se libérer de poids inutiles et parfois même changer notre façon de percevoir les choses.”— (Melissa Pekel, « Quand le lâcher prise s’impose : 5 signes qui ne trompent pas », Retour à l’innocence, 10 juin, 2012).

Deepak Chopra quand à lui nous dit : “Chaque fois que vous êtes tentés de réagir avec les mêmes vieilles habitudes, demandez vous si vous voulez être prisonnier du passé ou un pionnier de l’avenir. Le passé est fermé et limité, l’avenir est ouvert et libère.”

Beaucoup d’entre nous ont une idée de ce qu’ils sont supposés faire pour obtenir ce qu’ils voudraient. Ils sont en colère parce que les choses ne se sont pas passées de la façon dont ils l’auraient voulu et gardent cette colère à l’intérieur d’eux !

Ils projettent sur les autres ou sur eux même cette colère, en pensant que la vie, ou les autres, auraient dû faire ce qu’ils auraient voulu qu’on fasse pour eux !

Ils sont déçus, voudraient entendre des excuses, des explications, voudraient comprendre pourquoi telle personne a agi de la sorte, ou tel événement s’est produit de cette manière là !

Ils voudraient voir la punition de l’autre, obtenir réparation, se venger, que la personne qui leur a fait du mal souffre. Ils se focalisent uniquement sur ce qu’ils n’ont pas, ce qui est arrivé, et ruminent en boucle l’aspect négatif de la situation.

Tout le reste autour est oublié et délaissé, avec un acharnement méthodique, sur ce qu’ils auraient voulu, mais qu’ils n’ont pas, et n’auront peut-être jamais, quitte à tout détruire !

Parce que les choses ne se sont pas passées, comme ils estiment qu’elles auraient dû se passer en fonction de leur grille de lecture interne !?

Regardons un peu la réalité à la loupe :

1. Quand quelqu’un fait quelque chose, il le fait à partir d’un modèle du monde qui est le sien, à savoir qu’il fait ce qu’il peut faire en fonction de ce qu’il connaît, et qu’il aurait sûrement fait, ou a déjà fait et refera à une autre personne !

2. Ce n’est pas parce que c’est vous, mais parce que, c’est ce que cette personne peut faire et connaît !

3. C’est un comportement qui lui appartient ! Et essayer de trouver des explications rationnelles en fonction de vous, à partir du comportement irrationnel de quelqu’un d’autre, qui réagit selon son propre filtre interne, vous promet de belles nuits d’insomnies !

Rendez aux autres ce qui leur appartient !

Les gens font que ce qu’ils peuvent faire et connaissent. Et les actes qu’ils posent ne trouvent une réponse émotionnelle, que si ces actes activent des déclencheurs émotionnels chez les personnes en face.

Par exemple, si quelqu’un nous manque de respect, et que nous l’acceptons, ou si quelqu’un nous manipule et qu’après réalisation de la manipulation nous continuons à accepter d’être manipulé, c’est parce qu’il y a, à l’intérieur de nous un espace qui le permet !

Les autres ne nous font que ce que nous acceptons qu’ils nous fassent, (je parle ici d’adultes responsables), et si nous n’avons pas à endosser la responsabilité des actes d’une personne qui nous a fait du mal, nous avons en revanche la responsabilité de la réponse que nous allons apporter à ce qui nous a été fait !

Et même si, et heureusement, dans certains cas, il est possible d’obtenir réparation, il est crucial de faire la distinction entre ce qui possible de faire à l’extérieur par rapport à une situation ou un événement dont nous avons été victime (actions, jugements, dédommagements), et l’intériorisation que nous faisons de la souffrance.

Comprendre et réaliser que garder la souffrance ne change rien pour la personne ou l’événement qui nous ont fait du mal, mais que c’est ce qu’on appelle une « pensée magique”, permet de poser les premiers jalons pour en sortir.

Car, si rester bloqué dans la souffrance, est humain, c’est un comportement contreproductif qui empêche d’évoluer et d’avancer, tire en arrière et continue à ne faire souffrir que la seule et même personne qui souffre déjà et continue à s’infliger encore plus de souffrance ! Ce qui revient à devenir, son propre bourreau !

Nombre d’entre nous se disent « mais si je lâche, c’est trop facile, il (elle), ne va pas payer pour ce qu’il (elle) m’a fait » ! Mais depuis quand le fait de ruminer des pensées négatives en boucle fait du mal et fait payer quelqu’un qui nous en a fait ?

Accepter de lâcher prise sur le jugement, la projection que nous avions fait de la situation, sur l’illusion de la toute puissance, l’impuissance expérimentée, l’intolérable blessure narcissique; permet de s’ouvrir à l’espace d’un autre possible, afin d’aller vers sa propre capacité de guérison.

Lâcher prise, ce n’est pas laisser les choses aller dans n’importe quel sens, c’est lâcher le contrôle des illusions, lâcher la souffrance, lâcher le désir de vouloir contrôler des choses qui ne nous appartiennent pas, sur lesquelles nous n’avons aucune prise et que nous ne pourrons de toute façon pas changer !

Lâcher prise sur le besoin de montrer et de prouver à quel point nous avons raison, et à quel point la personne qui nous a fait du mal à tord et s’est mal comportée !

Lâcher prise, c’est se positionner dans l’ici et maintenant, dans un présent que nous pourrons construire et dans lequel, nous pourrons nous donner la capacité de nous ouvrir à plus d’espace disponible, pour plus d’amour pour soi et pour ceux qui en valent la peine. Car des gens bien existent aussi !

Lâcher prise n’est pas un acte que nous faisons pour les autres, mais tout d’abord un acte libérateur que nous posons pour nous-même.

Marie-Agnès Thulliez

Violences sexuelles

Violences sexuelles

Sur BFMTV  Hondelatte Direct : La mémoire traumatique, “véritable torture” des victimes de violences sexuelles avec le Dr Muriel Salmona.

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Cerveau et automatismes

Cerveau et automatismes

Notre cerveau émotionnel est capable d’accomplir à l’insu de notre cerveau rationnel 90% de ce que nous faisons, que nous soyons éveillés ou pas et notre cerveau se contente d’une estimation sommaire !

Mais quelle est la part de contrôle que nous exercons reellement et qui commande vraiment ?

C’est ce que nous propose de découvrir cet excellent documentaire en deux vidéos d’Arte de 43 mn, parlant de la neurobiologie du cerveau et de ses automatismes. Ces vidéos nous proposent des explications accessibles et compréhensibles ainsi que des interventions de plusieurs scientifiques.

Un film de Francesca d’Amicis, Petra Höter et Freddie Rötenhaus.

Vidéo 1

Vidéo 2

Lecture : La neuroplaticité du cerveau.

On disait notre cerveau vieillissant et se rigidifiant avec l’âge, Norman Doidge, Psychiatre et scientifique mondialement reconnu nous fait découvrir la neuroplasticité de notre cerveau et sa capacité à récupérer à tout âge. Un formidable message d’espoir !

Le livre évènement de Norman Doidge : Les étonnants pouvoir de transformation du cerveau.

Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau 

Ce qu’en dit l’éditeur :

Le cerveau humain est aussi malléable que l’argile, non seulement pendant la petite enfance, comme on le sait depuis longtemps, mais aussi lorsqu’on atteint la vieillesse. Norman Doidge, psychiatre canadien et scientifique reconnu, relate le travail des plus grands chercheurs, leurs découvertes et les guérisons qu’ils ont obtenues.

Vous y découvrirez comment un homme, victime d’une attaque cérébrale, a pu regagner la totalité de ses facultés intellectuelles ou comment une femme, qui ne pouvait plus se tenir debout, a retrouvé l’équilibre… Il est fascinant de découvrir à quel point le cerveau est capable de compenser par lui-même les déficiences et les lésions, de se réparer, mais aussi de se développer et de s’améliorer. La plus étonnante révolution scientifique du XXI e siècle…

Ce qu’en dit un lecteur :

5.0 étoiles sur 5 EXCEPTIONNEL – A LIRE ABSOLUMENT, 20 janvier 2011 Par Nouvian
Ce livre a changé ma vision du monde, il donne de l’espoir, délivre des idées reçues sur nos capacités cérébrales et donc personnelles, émotives, physiques, physiologiques, c’est une ode à la persévérance, à l’amélioration, à l’ouverture d’esprit, à un mode de vie fait de renouvellement, de curiosité, d’horizons plus larges et plus prometteurs. Ca se lit comme un roman et ça change notre rapport aux maladies, aux difficultés physiques et sentimentales, aux enfants, aux personnes âgées ou accidentées. Une lecture transformante, profondément. Je n’ai pas d’actions mais l’ai offert plus de 20 fois depuis cet été.
La vidéo qui en parle :
Violence éducative

Violence éducative

Les racines de la violence ne sont pas inconnues !

Le livre d’Alice Miller “C’est pour ton bien” est encore et toujours d’actualité et dénonce la violence éducative dont sont victimes les enfants de génération en génération au nom du “divin bien”.

” La quasi-totalité des enfants de notre planète sont battus dans les premières années de leur vie. Ils apprennent dès le début la violence et cette leçon est inscrite dans leur cerveau. Aucun enfant ne naît violent. La violence n’est pas génétique. Elle existe parce que les enfants battus font usage, dans leur vie adulte, de la leçon intégrée par leur cerveau.”

Le cerveau malmené et les émotions bannies.

Traduit en Français par Béatrice Anceaux.


Les constats :

1 – Le développement de notre cerveau dépend de ce que l’on a subi. Le cerveau se structure dans les 4 premières années de la vie, selon les expériences que l’environnement offre à l’enfant. Ainsi le cerveau d’un enfant dont le vécu est essentiellement empreint d’amour se développera différemment de celui d’un enfant qui aura été traité cruellement.

2 – La quasi-totalité des enfants de notre planète sont battus dans les premières années de leur vie. Ils apprennent dès le début la violence et cette leçon est inscrite dans leur cerveau. Aucun enfant ne naît violent. La violence n’est pas génétique. Elle existe parce que les enfants battus font usage, dans leur vie adulte, de la leçon intégrée par leur cerveau. Continue reading

Victimes de violences sexuelles

Victimes de violences sexuelles

Temps de lecture Temps de lecture : 6 minutes

Des modifications anatomiques observées dans le cerveau des victimes !

Par le Dr Psychiatre
 LE PLUS. Des modifications anatomiques de certaines aires du cerveau seraient observées chez les femmes ayant subi dans leur enfance des violences sexuelles. C’est la conclusion d’une étude publiée par “l’American Journal of Psychiatry”.  Comment expliquer ce processus ? Explications de Muriel Salmona, psychiatre spécialiste de psychotraumatologie.

Édité par Sébastien Billard  Auteur parrainé par Elsa Vigoureux

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