Comment j’ai découvert l’EMDR ?

Comment j’ai découvert l’EMDR ?

Un entretien avec Francine Shapiro

Propos recueillis par Jean-François Marmion

Article publié le 
L’EMDR fait fureur : surmonter un traumatisme en bougeant les yeux ! 
Une technique facile, bénéfique à tous les patients, et à la portée de tous
les thérapeutes ? Eh non… Consultez le sommaire du magazine Peut-on vraiment changer ?Rencontre avec la fondatrice de la thérapie.
Reconnaissance mondiale de l’EMDR par l’OMS

Reconnaissance mondiale de l’EMDR par l’OMS

L'OMS publie des orientations sur les soins 
de santé mentale après un traumatisme.

Un nouveau protocole clinique et des lignes directrices visent à assurer des soins de santé mentale efficaces pour les adultes et les enfants exposés à un traumatisme ou à la perte d’un proche.

 

6 AOÛT 2013 | GENÈVE – L’Organisation mondiale de la Santé publie un nouveau protocole clinique et des lignes directrices pour aider les agents de santé à traiter les conséquences des traumatismes et de la perte de proches sur la santé mentale.

Les troubles mentaux sont courants, invalidants et généralement non traités. Face à ce problème, le Programme d’action mondial pour la santé mentale de l’OMS (mhGAP) a été créé en 2008 en vue de renforcer les soins pour les troubles mentaux, neurologiques et liés à l’usage de substances psychoactives, ce au moyen de protocoles thérapeutiques simples pouvant être utilisés par les médecins et les infirmiers qui prodiguent des soins de santé primaires. Continue reading

Traiter les troubles anxieux avec l’EMDR (Vidéo)

 

Une interview sur LCI de Martine Iracane Bianco, Formatrice EMDR. Après la pub!

L’EMDR est recommandé pour tous ceux qui souffrent d’une augmentation de leurs troubles anxieux après l’attentat de Charlie Hebdo au lieu de se bourrer d’anxiolytiques !

Un message d’HAP France <info@hap-france.org>. HAP: Humanitarian Assistance Program a été initié par Francine Shapiro, créatrice de la thérapie EMDR.  HAP France  a vu le jour en 2004 et est affilié à HAP-Europe.  HAP France, a pour vocation de transmettre des connaissances en psychotraumatologie et en EMDR et permettre aux professionnels de la santé mentale d’accéder aux programmes de formation gratuitement ou à coût réduit dans les pays où cette possibilité n’est pas ouverte. Continue reading

EMDR : Qu’est-ce que c’est ?

EMDR : Qu’est-ce que c’est ?

Conférence donnée au 51 lady's club 
                 de Bruxelles                                      

Au sujet de l’EMDR “Eyes Movement Desensitization and Reprocessing” ou “Retraitement Neuro-Emotionnel par les Mouvements Oculaires”.

 Men's night 29 novembre 2006 - Sodeha Woluwe.
           Oratrice: Marie-Agnès Thulliez.  
ma_thulliez_1_meeting proiezione

Une soirée très chic! Totalement réussie à tout point de vue. Nous avons eu la chance d’entendre une conférencière de très haute qualité.

 

             Rapport de la Conférence:

Continue reading

L’EMDR la thérapie qui chasse les démons

L’EMDR la thérapie qui chasse les démons

Liens sélectionnés par Health On the Net Foundation dans le cadre de l’émission 36.9° diffusée le mercredi 26 septembre 201220:05 sur TSR 1:

(cliquer sur 36°9 pour voir la vidéo)

L’EMDR est en train de révolutionner la psychothérapie.

Cette thérapie de désensibilisation et de retraitement par le

mouvement rapide des yeux permet de traiter de très nombreux

traumatismes psychiques.

  Continue reading

Explications sur L’EMDR par David Servan Schreiber

Explications sur L’EMDR par David Servan Schreiber

Interview très détaillée de notre regretté David Servan Schreiber qui a fait connaître l’EMDR en France en 2003 avec son livre “Guérir” , et fondé l’Association  EMDR France en 2002 avec Michel Sylvestre et Jacques Rocques.

De Nouveaux livres écrits entre 2010 et 2014 apportent un éclairage important sur l’évolution de l’EMDR depuis sa découverte en 1987 par Francine Shapiro.

l’EMDR a été reconnue officiellement comme une méthode de traitement efficace à la fois en France par le rapport de la commission INSERM sur les psychothérapies, et, plus récemment encore aux Etats-Unis par un rapport de la très prestigieuseAmerican Association of Psychiatry dont l’influence s’étend au monde entier.

Continue reading

Intérêt de l’EMDR dans la prise en charge des traumatismes psychiques

Intérêt de l’EMDR dans la prise en charge des traumatismes psychiques

     Cottencin doutrelugne

Auteurs : OLIVIER COTTENCIN, (MD, PhD) Docteur en Neurosciences et YVES DOUTRELUGNE, Médecin et Psychothérapeute.
 

Résumé

L’EMDR (Eyes Movement Desensitization and Reprocessing) est aujourd’hui de plus en plus inscrite dans le traitement psychothérapeutique de l’état de stress post traumatique (ESPT) et le monde anglo-saxon nous donne à lire de nombreuses études contrôlées qui montrent la preuve de son efficacité même en comparaison d’autres types d’intervention (psychothérapeutiques ou médicamenteuses).

Nous présentons ici les résultats d’une étude Cochrane au sujet de l’efficacité de cette thérapie. Puis nous exposons l’EMDR tant sur un plan théorique que pratique et ses parentés avec l’hypnothérapie au regard de son histoire au sein de l’école de Palo Alto et des liens cliniques et historiques de l’hypnose avec le traumatisme psychique.

Mots-clés

EMDR ; ESPT ; psychothérapie ; Internet ; traumatisme psychique

 Introduction
La thérapie EMDR (Eyes Movement Desensitization and Reprocessing) que l’on pourrait traduire par « désensibilisation et retraitement de l’information au moyen d’un mouvement alternatif des yeux » a été développée par Francine SHAPIRO psychologue américaine du Mental Research Institute de Palo Alto (Shapiro 1995).

Continue reading

Qu’est-ce que l’EMDR ? Forum “Guérir” de David Servan Shreiber

 

 

                    Qu’est-ce que l’EMDR ? 
            Article écrtit par David Servan Schreiber,  synthèse par Bernard A., dernière modif. le 4 octobre 2009) : 

AVERTISSEMENT: Les propos repris ci-dessous n'engagent que leurs auteurs et ne peuvent en rien être considérés comme des avis professionnels. 

EMDR = Eye-Movement Desensitization and Reprocessing =
Désensibilisation et reprogrammation par des mouvements oculaires =

Intégration Neuro-Emotionnelle par le traitement adaptatif de l’information =
Retraitement par la conscience des sensations physiques.

L'EMDR est une véritable thérapie qui ne se limite pas à de simples mouvements oculaires (5)
(
Certains ont qualifié cette méthode de « nouvelle hypnose » : l’EMDR peut ressembler à l’hypnose… mais ça n’est pas de l’hypnose !…).

L'EMDR est désormais reconnue comme une méthode rapide et efficace (parfois spectaculaire) pour le traitement du stress post-traumatique par l'INSERM en France, le département de la défense des Etats-Unis, l'American Psychiatric Association dans ses recommandations les plus récentes (Nov. 2004), et le National Institute for Clinical Excellence (U.K.) (2005). 

Depuis la découverte de la thérapie EMDR (1987), les standards de son application ont fait et continuent de faire l'objet d'un grand nombre d'études scientifiques.
Dès 1998 – 2002, les résultats des études américaines étaient tellement impressionnants que trois méta-analyses (études de toutes les études publiées) ont conclu que « l'EMDR était au moins aussi efficace que les meilleurs traitements existant, mais qu'elle semblait aussi être la méthode la mieux tolérée et la plus rapide ». 

Mais l'EMDR est aujourd'hui connue comme alternative aux traitements, non seulement du stress post-traumatique mais aussi des dépendances, du deuil, de certaines phobies et même de certains états dépressifs.

Pour simplifier, l'EMDR permet :

– d'alléger la charge émotionnelle liée à des évènements traumatisants,

– de stimuler le processus naturel d'auto-guérison et donc de réparer, par stimulation neuronale, des blessures psychologiques. 

Dis autrement, l'EMDR a pour but de remplacer une émotion négative par une émotion positive, faire disparaitre des symptômes liés à des événements du passé. À cette fin, la méthode utilise la stimulation sensorielle pour désamorcer, débloquer et libérer les expériences traumatiques de leur charge émotionnelle (et de leur distorsions cognitives) par un retraitement des informations

Le cerveau traumatisé :

Lorsqu’un évènement traumatique bouleverse notre vie (la mort d’un proche, un viol, un accident, une humiliation), il ouvre une "plaie" dans notre cerveau émotionnel. Pourtant notre cerveau a une capacité innée à "digérer" des évènements difficiles ; comme la peau a la capacité à se refermer après une blessure.

Tout traumatisme émotionnel laisse une "cicatrice" dans le cerveau. Des images IRM montrent l’activation spécifique d’un cerveau traumatisé au récit du pire moment de ce qu’il a vécu. 

On y voit le centre de la peur activé (région de l’amygdale). Le cortex visuel est également activé, comme si le sujet "revoyait" l’événement traumatique. 
Par contre, on peut voir que l’aire du langage est désactivée, comme si la peur avait "débranché" la parole.

 

Or en imitant les mouvements des yeux qui ont lieu spontanément pendant les rêves (REM) (5), la thérapie EMDR permet au cerveau de digérer très rapidement les résidus de traumatismes du passé.

En effet, après un choc psychologique (1), le cerveau essaie naturellement de dépasser ces moments difficiles pendant les phases de rêves du sommeil paradoxal. 

Si malgré cela l’événement douloureux a été mal “digéré” parce que trop violent ou parce que le sentiment d'impuissance était trop lourd, il se produit une sorte de blocage : les sensations et émotions liées à l’événement (leur charge émotionnelle) restent stockées dans le cerveau sous forme de mémoires dysfonctionnelles (2) … 
prêtes à se réactiver au moindre rappel du traumatisme : c’est l’état post-traumatique. 

Le cerveau ayant mémorisé tout ce qui compose l'évènement, des mémoires résiduelles peuvent perturber la qualité de vie et parfois même l’équilibre psychique d'un individu. 
 

Pour remédier à cet état, on sait que la parole est dans la grande majorité des cas insuffisante à faire disparaitre les symptômes, même si souvent elle soulage et parfois entraîne des prises de conscience véritablement curatives. 

On sait aussi que la méditation zen ou mindfulness, par exemple, utilise une sorte d’attention double ou bifocale, dans le sens où le méditant peut à la fois revivre un problème émotionnellement (dans tout son corps) et à la fois prendre conscience de ce qui se passe en lui au cours de cette reviviscence (9). 

Mais ce qu’apporte en mieux l’EMDR, c’est qu’en même temps que la personne revit son problème, un thérapeute l’aide à utiliser une stimulation concomitante bilatérale (de chaque coté du corps) alternée par des mouvements oculaires (ou un toucher/ tapotement ou des sons). 

Et nous savons que ces stimulations bifocales alternées de l'EMDR, remettent en route le retraitement des informations bloquées à l’origine des troubles : Conscience guidée et stimulation physique agissent en profondeur sur les souvenirs traumatiques (sur leur charge émotionnelle).
 

L’EMDR est un véritable changement de paradigme dans le sens où la pathologie est désormais conçue comme un désordre non seulement psychologique, mais affectant un ensemble psycho-neuro-physiologique.

Et surtout, désormais on considère que la personne dispose de moyens naturels de traitement et de guérison des traumatismes psychiques, comme nous l'avons vu plus haut, analogues à ceux qui permettent la cicatrisation d’une plaie. 

Le traitement EMDR en tiendra compte et se servira donc de la stimulation bilatérale alternée (motricité et neurologie), pour relancer ces processus naturels.
Ainsi l’EMDR pourra retraiter des représentations (niveau psychologique) dysfonctionnelles puisque leur évocation entraîne des réactions émotionnelles neurovégétatives (niveau somatique et comportemental) incompatibles et inadaptées avec la situation actuelle du sujet.
 

Ainsi, l'EMDR qui est une thérapie complexe mais brève, propose d'identifier, d'évaluer les croyances liées au traumatisme, et de modifier spontanément la perception de l'événement. 

Par des mouvements oculaires alternatifs  (5) qui ont pour effet d'activer toutes les parties du cerveau, et des entretiens avec le thérapeute, le patient puise de nouvelles ressources émotives et retrouve sa capacité à faire des choix. 

Pratique :

L’EMDR offre un raccourci pour éliminer au plus profond les symptômes qui viennent d’événements du passé qui n’ont pas été digérés par le système nerveux limbique (qui n’ont donc pas été "digérés" psychiquement) :

Concrètement, le thérapeute demande au patient une attention bifocale, qui consiste à se concentrer sur ses sensations physiques et d’en même temps revivre le trouble passé. En guidant le patient tout au long d'un protocole de travail spécifique à l’EMDR, le thérapeute aide à remettre en route un processus naturel de retraitement des informations dysfonctionnelles, qui était bloqué.
 

Le patient se concentre sur ses sensations physiques mais n’essaye pas de contrôler ses pensées et images intrusives. Car ces phénomènes ne se contrôlent pas volontairement… de même que la digestion de nos aliments ne se contrôle pas volontairement ! L’EMDR ne fait pas intervenir la volonté. L’EMDR remet en route un processus naturel de "digestion".

En particulier, l’EMDR intervient sur ce qu’on appelle la "mémoire du corps" (ou mémoire implicite), une mémoire dysfonctionnelle bloquée depuis l’événement traumatique.
 

En effet, grâce aux mouvements des yeux  qui simulent ceux du sommeil paradoxal (REM), la thérapie permet au cerveau de digérer la charge du souvenir traumatique comme le rêve permet au cerveau de traiter les informations de la journée (5). 
 

Autrement dit, l'EMDR remet en route des processus bloqués, permet de retrouver des souvenirs émotionnels profonds et de les digérer : Les émotions et les représentations se séparent. La personne ne souffre plus quand elle repense à l’événement traumatisant. L’EMDR n’efface pas le passé, mais il ne fait plus mal. Et l’estime de soi remonte.

Principe :

Le principe fondateur de l'EMDR réside dans une conception nouvelle du traumatisme, qui fait appel à la neurologie (6). Les traumatismes violents créent des souvenirs dits " anormaux " ( images, sons ou sensations corporelles) que le cerveau a du mal à assimiler. Codés sous une forme sensorielle plutôt que cognitive, ils peuvent être réactivés à tout moment. Ils sont souvent sans mots qui permettraient de replacer l’événement dans des dimensions humaines, avec un passé et un futur. 

Or, lors des séances EMDR, la stimulation bilatérale a pour effet de mobiliser l’attention du patient pendant qu’il s’expose aux différents aspects du souvenir traumatique en mémoire : 

Le mouvement oculaire a donc pour principal effet de synchroniser l’activité des deux hémisphères cérébraux – aires sensorielles et cognitives – , et permettrait de reconnecter les émotions primaires du traumatisme (souvenir sensoriel et "photographique") avec « la sagesse de la pensée et du langage » :

Le fait d’alterner cerveau droit et cerveau gauche (3), semble remettre en route le cerveau émotionnel (système limbique), digérant la charge du souvenir traumatique comme lors d’un bon sommeil réparateur.

Autrement dit, la stimulation double alternée (4) débloque l’information traumatique et réactive le système naturel de guérison du cerveau. Le cerveau limbique va donc compléter le travail en remettant en mouvement un mécanisme naturel de retraitement de l'information et de guérison. 

Le "balayage" débloque ainsi l’information traumatique et réactive le système naturel de guérison du cerveau pour qu’il complète le travail. 
En facilitant ce contact pensée-émotion (
nature associative de la mémoire), l’EMDR s’apparenterait à une forme accélérée (et plus efficace) de la "cure par la parole ".(8)

Déroulé d’une séance (protocole en huit phases) :

Après avoir expliqué au patient le protocole, le thérapeute installe celui-ci dans un lieu "sûr", ancré dans des perceptions sensorielles et internes agréables. A tout moment de la séance, il lui sera possible d'y retourner s'il le souhaite. 

L'étape suivante consiste à choisir la cible, une scène traumatique passée, ou une situation perturbante présente (crise d'angoisse ou phobie). En restant en contact avec l'émotion qu'elle suscite, le patient fixe les mouvements que le thérapeute fait avec sa main, de gauche à droite. 

Chaque séquence est constituée d'une quinzaine d'allers-retours cadencés, amples et précis, larges d'un mètre environ. Entre deux exercices des pauses permettent à la fois de mettre des mots sur l'événement et d’évaluer l’intensité de l’émotion.

Le protocole se poursuit jusqu’à ce que le patient constate une diminution satisfaisante de son stress. 

Puis le thérapeute installe une croyance positive à la place de celle négative en lien avec le traumatisme.

L'événement traumatisant n'a pas été oublié, mais il se délivre de sa charge émotionnelle, comme après un deuil.

En résumé :

Les incidents, les événements dérangeants, voire traumatisants de la journée sont normalement traités et "digérés" pendant notre sommeil paradoxal (celui qui nous provoque des mouvements oculaires, dans la phase des rêves).

Donc le plus souvent, après une bonne nuit, après un bon sommeil réparateur, l’incident a perdu de sa charge émotionnelle, la personne choquée a pris du recul par rapport à l’incident.

Pourtant, certains événements psychiquement trop violents ne peuvent être traités par le cerveau des émotions. Le traumatisme reste alors "bloqué" en mémoire implicite (mémoire des affects), prêt à être réactivé émotionnellement dès que la vie nous met dans une situation similaire.

L’EMDR permettra de faire le travail qui n’a pu se faire en dormant.

En effet, les mouvements rythmiques alternatifs et la bifocalisation (7) permettent de : 
– stimuler des réseaux en mémoire => distanciation

– stimuler les mécanismes naturels de retraitement qui se produisent durant le sommeil

Autrement dit, la stimulation double alternée semble relancer le processus de traitement de l'information. C’est ainsi que la thérapie EMDR permet :

– au cerveau, tout comme dans un sommeil réparateur, de digérer rapidement des "résidus" de traumatismes du passé (et même l’accumulation de petits traumatismes anciens) ;

– à l' individu, de dépasser le traumatisme et le sentiment d'impuissance, complètement et profondément, d'en modifier sa perception et de puiser de nouvelles ressources dans la réalité présente, et ce dans un laps de temps très court par rapport aux méthodes classiques (8) (9).

Notes :

 

(1) Choc émotionnel : accident, agression morale ou physique ( viol, grand stress avec peur intense, horreur et sentiment d'impuissance totale, humiliation, etc) => blocage à la fois physique et psychologique => état post-traumatique (pensées intrusives, etc).

(2) Cerveau : il s'agit du cerveau émotionnel, inconscient = zones profondes du cerveau primitif, avant tout connecté au corps et souvent indépendant du cerveau cognitif néocortex.
 
 

(3) Stimulation bilatérale double = stimulation par alternance cerveau droit/cerveau gauche + attention bifocale = attention double partagée entre objet extérieur et souvenir intérieur.

(4) Exemple de stimulation double : mouvements oculaires + mentalisation des événements traumatiques 

(5) Les mouvements oculaires peuvent être éventuellement remplacés par des stimulations tactiles ou auditives (droite – gauche).
 
 

(6) On sait aujourd’hui que l’état post-traumatique résulte d’une hyperactivité de l’hippocampe (souvenirs, représentations) qui boucle en circuit fermé avec l’amygdale (émotions, affects) tandis que le régulateur (thalamus) est "shunté".

Alors que les thérapies verbales agissent seulement sur le cortex, l’EMDR agit -par stimulation bifocale alternée- au niveau limbique, comme un « véritable sésame libérant les émotions », ouvrant tel un switch le court-circuit : c’est ainsi que le "circuit long" du réseau thalamus-hippocampe–amygdale est rétabli, d’où réactivation du thalamus et régulation entre hippocampe et amygdale… 

(7) Bifocalisation => multiplication des canaux sensoriels => stimulation du système limbique.

(8) Par rapport à la psychanalyse :

– « La thérapie EMDR permet-elle au patient de prendre un "raccourci" et de se dispenser d’un long travail d’introspection (psychothérapie analytique) pour se défaire de sa pathologie » ?
 

Réponse de l’EMDR-France :

« C’est exactement le cas. La thérapie EMDR semble effectivement offrir un "raccourci" pour éliminer les symptômes qui viennent d’événements du passé qui n’ont pas été "digérés" par le système nerveux. Par contre, la thérapie EMDR ne remplace pas le travail psychanalytique pour ce qui a trait à une plus grande connaissance de soi sur le long terme. Les deux formes de thérapies sont d’ailleurs souvent utilisées conjointement avec profit ».

 

– Comme l'écrit DSS, « L’EMDR ne renie pas les acquis de la psychanalyse, mais les étend jusque dans la réalité physique (donc au plus profond…) là où, au final, doit avoir lieu la guérison ». 

– « Globalement, l’EMDR est un traitement "de bas en haut" et non "du haut vers le bas … …

le cerveau fait partie du corps, il est gouverné par des principes similaires de cause et d’effet … …

le traitement débloque les traumatismes (les émotions non élaborées) en les "digérant" … 

ce traitement se fait à un niveau physiologique et permet l’émergence 
spontanée
 (donc non volontaire) de nouvelles associations, de nouvelles prises de conscience et de nouvelles émotions. » (Francine Shapiro).

– La thérapie EMDR (lorsqu’elle est bien menée) est donc beaucoup plus efficace, elle va beaucoup plus loin et plus profondément : elle active un processus naturel de guérison, ce que ne fait pas la psychanalyse.
 

– L'EMDR provoque donc des associations libres, avec infiniment plus d'efficacité que la méthode psychanalytique : l'EMDR semble d'ailleurs compléter le chemin défriché par Freud !

 

– Ainsi, on pense que l'effet thérapeutique de l’EMDR serait
. d'avoir accès à la mémoire implicite ("affects") 
. et de la ré-associer avec la mémoire déclarative ("représentations") … 
ce qui semblerait correspondre avec la théorie première de Freud ! 

 

– le thérapeute EMDR soutient mais ne cherche pas à traduire, à interpréter : 
il demande à la personne ce qu'elle ressent 
dans son corps lorsqu'elle revit mentalement une scène traumatisante. Il l'invite à se concentrer sur ces sensations.

– le thérapeute EMDR ne doit pas trop intervenir, ne pas faire parler le patient de sa colère mais plutôt enchaîner rapidement par les mouvements oculaires :

Comme dans ces périodes de rêves, les mouvements oculaires facilitent les associations =>
par association, transformation de l’empreinte en mémoire (nature associative de la mémoire) =>
facilitent les deuils (évoqués par Freud).

Avec l’EMDR, la guérison souvent rapide et profonde (lorsqu'il s’agit de traumatismes simples et que les cibles sont bien définies) et l’accélération des traitements conduit à remettre en cause certains à priori, comme : « c’est la parole qui guérit » ou bien : « Il faut beaucoup de temps pour guérir ». Il est ainsi prouvé que le temps de guérison ne dépend que de la justesse des solutions (compréhension et mise en œuvre) apportées par le thérapeute au problème du patient.

(9) EMDR par rapport à certaines techniques énergétiques ou de méditation : 

L’EMDR est une forme guidée et accélérée de la méditation "de pleine conscience" (mindfulness) à laquelle il manque la stimulation bilatérale. 
Par conséquent la méditation mindfulness est une discipline assez difficile, et les résultats sont plus longs à venir. 

Grâce à cette stimulation bilatérale, l’EMDR facilite et accélère les mécanismes (avec en plus l’accompagnement du thérapeute).

Le résultat, c’est que contrairement à l’EMDR, les techniques de méditation ou de cohérence cardiaque ou d’auto-EFT par exemple, doivent être pratiquées en continu et demandent beaucoup d’entrainement. 

Une thérapie EMDR permet un travail beaucoup plus approfondi que ces techniques, avec un résultat plus durable et même définitif si la thérapie a été bien menée.
 

C’est pourquoi l’EMDR ne peut être mise entre toutes les mains. 

Pour prévenir tout risque de charlatanisme, de secte, de pratique abusive, que « L'Association Européenne d'EMDR a établi des critères très stricts qui régissent le titre de " Praticien EMDR Certifié " » : 

Ceux-ci n’ont été admis à la formation EMDR que sur des critères de sélection très stricts.

En plus de leur formation de base à la psychothérapie, ces thérapeutes doivent non seulement avoir complété tout un cycle de formation et de supervision mais en plus, ils sont dans l’obligation de suivre une formation continue à l’EMDR. 
 

Pour en savoir plus, voir les pages suivantes : 

   

  réponses aux questions les plus fréquentes

http://www.emdrrevue.com

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eye_movement_desensitization_and_reprocessing   

http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=emdr_th 

http://quelpsy.psychologies.com/therapies.cfm/therapie/120/0/EMDR.htm   

L'EMDR revue de presse : 
 Compte-rendu Conférence
DSS EMDR juin 2007.

 L’EMDR autoguérison.

 EMDR : le vrai moded’emploi.

 L’EMDR pour surmonter les traumatismes.

 L’EMDR, médecine alternative.

 Des yeux pour guérir.

L'EMDR dans nos archives forum : 
 topic « EMDR – témoignages, questions/réponses » (regroupement 2004-2008).

  EMDR par Jacques Roques.

 Réponses de Jacques Roques à questions sur l'EMDR.

  EMDR archives forum 2004-2005.

 EMDR archives forum 2004.

  EMDR archives forum 2003.

Principaux ouvrages sur l'EMDR : 

 « L'EMDR » de Jacques Roques (éd. Découvrir – Dunod InterEditions – 2008). 

 « EMDR – Traitement, théorie, témoignages » de Jacques Roques (éd. CouleurPsy – Seuil – 2007), interview de David Servan-Schreiber. 

– « Manuel d'EMDR : Principes, protocoles, procédures » de Francine Shapiro (éd. InterEditions – 2007), préfacé par David Servan-Schreiber. Public :Professionnels de la relation d'aide et du soin.

– « Des yeux pour guérir – EMDR : la thérapie pour surmonter l'angoisse, le stress et les traumatismes » de Francine Shapiro (éd. CouleurPsy – Seuil – 2005), préfacé par David Servan-Schreiber.

– « EMDR, une révolution thérapeutique » de Jacques Roques (éd. la méridienne – 2004), préfacé par David Servan-Schreiber.

– « ABC de l’EMDR – la thérapie des émotions » de Sophie Madoun et Dr Danielle Dumonteil (éd. Grancher – 2005) : petit livre simple et clair, mais limité par rapport aux ouvrages de Jacques Roques et Francine Shapiro, les références.

     

 

Guerir – le forum

 
 
 

 

 © David Servan-Schreiber
 
   
 
 
     
     
       
       
       

 

Recherches sur l’ EMDR

          RESUME des RECHERCHES sur la THERAPIE EMDR
        MISE A JOUR : OCTOBRE 2008 
institut Français d’EMDR

                 © Francine Shapiro – Institut Français d’EMDR –
                         David Servan-Schreiber – Ludwig Cornil

Version anglophone : EMDR Institute – www.emdr.com
Version francophone : Institut Français d’EMDR, David SERVAN SCHREIBER, Ludwig CORNIL
Traductions françaises des abstracts : Institut Français d’EMDR, François MOUSNIER-LOMPRE, Jenny Ann Rydberg

Version francophone et articles disponibles sur le site
www.emdr-france.org

RECOMMANDATIONS INTERNATIONALES DE TRAITEMENT

• American Psychiatric Association (2004).

La thérapie EMDR est classée au même rang que la thérapie cognitivo-comportementale comme traitement efficace des syndromes de stress post-traumatique,qu’ils soient aigus ou chroniques.
• Bleich, A., Kotler, M., Kutz, I., & Shalev, A. (2002). A position paper of the (Israeli) National Council for Mental Health :
La thérapie EMDR est l’une des trois méthodes recommandées pour le traitement des victimes d’actes de terrorisme.

• Chambless, D.L. et al. (1998). Update of empirically validated therapies, II. The Clinical Psychologist, 51, 3-16.

Selon le rapport d’évaluation du groupe de travail nommé par la division clinique de l’American Psychological Association, les seules méthodes
auxquelles on reconnaisse empiriquement de la valeur dans le traitement de n’importe quelle population de victimes de syndrome de stress post-traumatique sont : la thérapie EMDR, la thérapie d’exposition et la
thérapie d’inoculation d’effort.
• CREST (2003).  Parmi toutes les psychothérapies, la thérapie EMDR et les TCC sont considérées par cette étude comme des traitements de choix pour les victimes de traumatismes.

• Department of Veterans Affairs & Department of
Defense (2004). VA/DoD Clinical Practice Guideline
for the Management of Post-Traumatic Stress.Washington,DC.
Site:http://www.oqp.med.va.gov/cpg/PTSD/PTSD_cpg/frameset.htm
 La thérapie EMDR est l’une de quatre thérapies auxquelles l’étude reconnaît le plus haut degré d’efficacité et qu’elle recommande pour le traitement du syndrome de stress post-traumatique

• Dutch National Steering Committee Guidelines Mental Health Care (2003). Multidisciplinary Guideline Anxiety Disorders. Quality Institute Health
Care CBO/Trimbos Intitute. Utrecht, Netherlands. La thérapie EMDR et la TCC sont deux traitements de choix pour le syndrome de stress post-traumatique.

• Foa, E.B., Keane, T.M., & Friedman, M.J. (2000). Dans le « Pratice Guidelines of the International Society for Traumatic Stress Studies ».
(Recommandations de bonnes pratiques de la Société internationale pour l’étude du stress traumatique), la thérapie EMDR est citée comme étant un traitement efficace du syndrome de stress post-traumatique.

• INSERM (2004). Psychothérapie : Trois approches évaluées. French National Institute of Health and Medical Research, Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, Paris, France.
 Parmi les trois formes de psychothérapies étudiées, la thérapie EMDR et la TCC (Thérapie Cognitivo-Comportementale) sont considérées comme des traitements du choix pour des victimes de traumatisme.
• National Institute for Clinical Excellence (U.K – 2005) Post-traumatic stress disorder (PTSD) : the management of PTSD in adults and children in primary and secondary care. Site : www.nice.org.uk : Rapport sur les traitements fondés sur des preuves pour l’ESPT, et recommandés aux médecins et praticiens du National Health Service du Royaume Uni.
• Sjöblom, P.O., Andréewitch, S . Bejerot, S., Mörtberg, E. , Brinck, U., Ruck, C., & Körlin, D. (2003).  Parmi toutes les psychothérapies, la TCC et la thérapie EMDR sont recommandées comme traitements de choix pour
 le syndrome de stress post-traumatique.
• Therapy Advisor (2004).  
Site : http://www.therapyadvisor.com
Ce site Internet sponsorisé par le NIMH (National Institute of Mental Health) donne une liste de techniques de soins empiriquement établies pour toute une série de maladies. L’EMDR est un des trois traitements recensés pour le traitement du syndrome de stress post-traumatique
• United Kingdom Department of Health (2001). Treatment choice in psychological therapies and counselling evidence based clinical practice guideline. London, England. Cette étude établit que les meilleurs résultats ont été obtenus par la thérapie EMDR, la thérapie par l’exposition et l’inoculation de stress.

META-ANALYSES 

Selon Wikipédia, une méta-analyse est une démarche statistique combinant les résultats d’une série d’études indépendantes sur un problème donné. La méta-analyse permet une analyse plus précise des données par l’augmentation du nombre de cas étudiés et de tirer une conclusion globale. Cette démarche est largement utilisée en médecine pour l’interprétation globale d’études cliniques parfois contradictoires. Elle permet aussi de détecter les biais de méthode des études analysées.

 EMDR has been compared to numerous exposure therapy protocols, with and without CT techniques. It should be noted that exposure therapy uses one to two hours of daily homework and EMDR uses none. The most recent meta-analyses are listed here.
• Bisson, J., & Andrew, M. (2007). Psychological treatment of post-traumatic stress disorder (PTSD). Cochrane Database of Systematic Reviews 2007, Issue 3. Art. No.: CD003388. DOI: 10.1002/14651858. CD003388.pub3.
Trauma focused cognitive behavioural therapy and eye movement desensitisation and reprocessing have the best evidence for efficacy at present and should be made available to PTSD sufferers.

• Bradley, R., Greene, J., Russ, E., Dutra, L., & Westen, D. (2005). multidimensional meta-analysis of psychotherapy for PTSD. American Journal of Psychiatry, 162, 214-227. La thérapie EMDR est équivalente à la thérapie par exposition et aux autres traitements congitifs comportementaux. A noter que la thérapie par exposition requière 1 à 2 heures d’exercices à faire chez soi alors que la thérapie EMDR n’en demande pas.
• Davidson, P.R., & Parker, K.C.H. (2001). Eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) : A meta-analysis. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 69, 305-316.  La thérapie EMDR est considérée par cette étude comme équivalente à la thérapie par exposition et à d’autres traitements
cognitifs et comportementaux. Il convient de noter que la thérapie par exposition demande une à deux heures par jour de travail chez soi, alors que la thérapie EMDR n’en demande aucune.
• Maxfield, L., & Hyer, L.A. (2002). The relationship between efficacy and methodology in studies investigating EMDR treatment of PTSD. Journal of Clinical Psychology, 58, 23-41, Une méta-analyse globale qui montre que plus l’étude est rigoureuse, plus l’effet du traitement par la thérapie EMDR est grand.
• Sack, M., W. Lempa, and Lamprecht, F. (2001) Study quality and effect-sizes – a meta-analysis of EMDR-treatment for posttraumatic stress disorder. Psychotherapie, Psychosomatik, Medizinische Psychologie, 51, 350-355. Une autre méta-analyse qui a également constaté que plus l’étude est plus rigoureuse, plus l’effet de la thérapie EMDR est grand.
• Seidler, G.H., & Wagner, F.E. (2006). Comparing the efficacy of EMDR and trauma-focused cognitive-behavioral therapy in the treatment of PTSD : a meta-analytic study. Psychological Medicine, 36, 1515-1522. English abstract : Results suggest that in the treatment of PTSD, both therapy methods tend to be equally efficacious.”
• Van Etten, M., & Taylor, S. (1998). Comparative efficacy of treatments for post-traumatic stress disorder : A metaanalysis.Clinical Psychology and Psychotherapy, 5,126-144.  Cette méta-analyse a montré que la thérapie EMDR et thérapie comportementale sont supérieures aux médicaments psychotropes. La thérapie EMDR est plus efficace que la thérapie comportementale, avec des résultats obtenus trois fois plus rapidement.

 ESSAIS CLINIQUES RANDOMISES*

Une étude randomisée est l’étude d’un nouveau traitement au cours de laquelle les participants sont répartis de façon aléatoire dans le groupe témoin et le groupe expérimental.

Selon Wikipédia, une étude randomisée en double aveugle, est une étude avec répartition aléatoire (ou hasardisée1) à double insu (ou en double aveugle). C’est la démarche expérimentale utilisée en recherche médicale et pharmaceutique. Elle est notamment utilisée dans le développement de nouveaux médicaments, et pour évaluer l’efficacité d’une démarche, d’un traitement. Le rôle d’un tel protocole, relativement lourd à mettre en place, est de réduire au mieux l’influence sur la ou les variables mesurées que pourrait avoir la connaissance d’une information (utilisation d’un produit actif ou d’un placebo, par exemple) à la fois sur le patient (premier « aveugle ») et sur l’examinateur (deuxième « aveugle »). C’est la base de la médecine fondée sur les faits.

• Abbasnejad, M., Mahani, K. N., & Zamyad, A. (2007). Efficacy of « eye movement desensitization and reprocessing » in reducing anxiety and unpleasant feelings due to earthquake experience. Psychological Research, 9 (3-4), 104-117.

English abstract : EMDR is effective in reducing earthquake anxiety and negative emotions (e.g. PTSD, grief, fear, intrusive thoughts, depression, etc) resulting from earthquake experience. Furthermore, results show that, improvement due to EMDR was maintained at a one month follow up.
• Ahmad A, Larsson B, Sundelin-Wahlsten V. (2007). EMDR treatment for children with PTSD : Results of a randomized controlled trial. Nord J Psychiatry, 61, 349-54.

English abstract : EMDR was found to be an effective treatment in children with PTSD from various sources and who were suffering from a variety of co-morbid conditions.

• Boudewyns and Hyer (1996). Eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) as treatment for post-traumatic stress disorder (PTSD). Clinical Psychology and Psychotherapy, 3, 185-195.

English abstract : Showed EMDR and EMDR without eye movements were roughly equal in significantly improving outcomes over a standard group in-patient treatment. Institut Français d’EMDR.© Francine Shapiro – Institut Français d’EMDR –David Servan-Schreiber – Ludwig Cornil.
 
 La thérapie EMDR avec mouvements oculaires et la thérapie EMDR sans mouvement oculaire sont à peu prêt équivalentes pour améliorer de manière significative l’issue du traitement d’un groupe standard de patient hospitalisés.

• Boudewyns Boudewyns, P.A., Stwertka, S.A., Hyer, L.A., Albrecht, J.W. & Sperr, E.V. (1993). Eye movement desensitization and reprocessing : A pilot study. Behavior Therapist, 16, 30-33.

 Cette étude montre des résultats mitigés pour la thérapie EMDR mais les conclusions sont limitées par l’absence d’assesseurs à l’aveugle et l’utilisation de seulement deux séances avec des patients atteints d’ESPT complexe.

• Carlson, J., Chemtob, C.M., Rusnak, K., Hedlund, N.L, Muraoka, M.Y. (1998). Eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) : Treatment for combat-related post-traumatic stress disorder. Journal of Traumatic Stress,11, 3-24.

Douze séances avec la thérapie EMDR ont éliminé le stress post-traumatique chez 77 % des anciens combattants polytraumatisés étudiés. Aux entretiens de contrôle, les effets positifs s’étaient maintenus. C’est la seule étude randomisée présentant la totalité du traitement avec d’anciens combattants.

D’autres études (par exemple celle de Macklin et al.) évaluaient le traitement d’un ou deux souvenirs seulement, ce qui est inapproprié pour les polytraumatisés, d’après les recommandations de la société internationale pour l’étude du stress traumatique (International Society for traumatic Stress Studies Practice Guidelines).

Les recommandations en matière de Véteran Administration/Department of Defense (VA/DoD Practice Guideline) indiquent également que ces études (souvent avec seulement deux séances) sont faussées par la durée insuffisante du traitement.

• Chemtob, C.M., Nakashima, J., & Carlson, J.G. (2002).Brief-treatment for elementary school children with disasterrelated PTSD : A field study. Journal of Clinical Psychology, 58, 99-112.

La  thérapie EMDR s’est avérée être un traitement efficace pour des enfants qui souffraient de syndrome de stress post-traumatique suite à une catastrophe,et qui n’avaient pas réagi à une forme de traitement.
Il s’agit de la première étude contrôlée sur le syndrome de stress post-traumatique consécutif à une catastrophe, et de la première étude contrôlée portant sur le traitement d’enfants souffrant de syndrome de stress posttraumatique.

• Edmond, T., Rubin, A., & Wambach, K. (1999). The effectiveness of EMDR with adult female survivors of childhoodsexual abuse. Social Work Research, 23, 103-116.
 

Le traitement par la thérapie EMDR a eu des notes inférieures (c’est-à-dire moins de symptômes cliniques), sur l’ensemble des quatre mesures de résultats au contrôle effectué trois mois après le traitement, par rapport au traitement classique. Le groupe de patients traités avec a thérapie EMDR avait également amélioré ses notes à toutes les mesures normalisées lors du contrôle effectué 18 mois après (Edmond & Rubin, 2004, Journal of Child
Sexual Abuse).

• Edmond, T., Sloan, L., & McCarty, D. (2004). Sexual abuse survivors’ perceptions of the effectiveness of EMDR and eclectic therapy : A mixed-methods study. Research on Social Work Practice, 14, 259-272.
 
Combinaison d’analyses qualitatives et quantitatives de résultats de traitement, cet article aura des implications importantes sur la rigueur des
recherches à venir. Les récits des rescapés d’abus sexuels montrent que la thérapie EMDR, employée seule, produit une plus grande résolution de traumatisme, alors que dans les thérapies plus éclectiques, les patients accordent une plus grande importance à leur relation avec leur thérapeute,
 grâce à laquelle ils apprennent des stratégies de gestion du traumatisme.
• Hogberg, G. et al., (2007). On treatment with eye movement desensitization and reprocessing of chronic post-traumatic stress disorder in public transportation workers: A randomized controlled study. Nordic Journal of Psychiatry, 61, 54-61.

Dans une analyse des composants, comparaison de la thérapie EMDR avec la procédure avec attention visuelle statique. Trois séances de 90 minutes avec la thérapie EMDR ont éliminé le syndrome de stress posttraumatique chez 90 % de victimes de viol.

• Rothbaum, B.O., Astin, M.C., Marsteller, F. (2005) Prolonged exposure vs eye-movement desensitization and reprocessing (EMDR) for PTSD rape victims. Journal of Traumatic Stress, 18, 607-616. Essai contrôlé randomisé financé par le NIMH pour comparer la thérapie par exposition et l’EMDR.

Les deux formes de traitement ont obtenu des bénéfices equivalents en terme d’amélioration avant et après traitement, et au suivi à 6 mois. Le protocole de thérapie par exposition requierait des patients qu’il s’auto-exposent aux scènes traumatiques quotidiennement (à peu près 28 heures
 d’auto-exposition), alors que l’EMDR ne nécessitait pas d’auto-exposition.

• Scheck, M., Schaeffer, J.A., & Gillette, C. (1998). Brief psychological intervention with traumatized young women :The efficacy of eye movement
desensitization and reprocessing. Journal of Traumatic Stress, 11, 25-44.
 
Deux séances avec la thérapie EMDR réduisent la détresse psychologique chez des jeunes femmes traumatisées et les ont ramenées à moins d’un écart type de la norme.

• Shapiro, F. (1989). Efficacy of the eye movement desensitization procedure in the treatment of traumatic memories.
Journal of Traumatic Stress Studies, 2, 199-223. Cette étude est parue la même année que les premières études contrôlées sur la TTC. A comparé
le traitement avec et sans mouvements oculaires sur un unique souvenir traumatique.

Un suivi trois mois après le traitement montrait des effets importants sur la détresse et les indices comportementaux. L’étude
est faussée par l’absence de mesures standardisées et par le fait que Francine Shapiro est la seule thérapeute de l’étude.

• Soberman, G. B., Greenwald, R., & Rule, D. L. (2002). A controlled study of eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) for boys with conduct problems. Journal of Aggression, Maltreatment, and Trauma, 6, 217-236.

L’ajout de trois séances avec la thérapie EMDR a eu comme conséquence des réductions importantes et significatives de la détresse liées aux souvenirs et des problèmes de comportement lors du contrôle réalisé deux mois après le traitement.

• Taylor, S. et al. (2003). Comparative efficacy, speed, and adverse effects of three PTSD treatments : Exposure therapy, EMDR, and relaxation training. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 71, 330-338.

La seule étude randomisée montrant une supériorité de l’exposition sur la thérapie EMDR sur deux des dix sous-échelles (pas de différence sur les huit autres).

Dans cette étude, le protocole de thérapie par expostion utilisait une exposition « in vivo » avec assistance du thérapeute, celui-ci emmenant la personne dans les endroits qu’elle évitait jusque là, en plus de l’exposition aux images et d’une heure d’exercices à domicile quotidiennement (environ 50 heures au total). Le groupe traité avec la thérapie EMDR n’a utilisé que des séances standard et aucun exercice à domicile.

• Van der Kolk, B., Spinazzola, J. Blaustein, M., Hopper, J. Hopper, E., Korn, D., & Simpson, W. (2007). A randomized clinical trial of EMDR, fluoxetine and pill placebo in the treatment of PTSD: Treatment effects and long-term maintenance. Journal of Clinical Psychiatry, 68, 37-46.

La thérapie EMDR obtenait de meilleures résultats que les deux conditions de contrôle dans l’amélioration de symptômes d’ESPT et dans la dépression. Après la fin de la thérapie, le groupe de patients traités avec l’EMDR montrait une continuation de l’amélioration tandis que le groupe Fluoxetine a à nouveau manifesté des symptômes.

• Vaughan, K., Armstrong, M.F., Gold, R., O’Connor, N., Jenneke, W., & Tarrier, N. (1994). A trial of eye movement desensitization compared to image habituation training and applied muscle relaxation in post-traumatic stress disorder. Journal of Behavior Therapy & Experimental Psychiatry, 25, 283-291.

Tous les traitements ont entraîné une diminution significative des symptômes de syndrome de stresspost-traumatique pour les sujets inclus dans les groupes de traitement, comparé à ceux qui étaient en liste d’attente, avec une plus grande réduction dans le groupe traité avec la thérapie EMDR, en particulier en ce qui concerne les symptômes intrusifs.

Au cours des deux ou trois semaines de l’étude, celui-ci, dans les autres formes de thérapies, comprenaient 40 à 60 minutes supplémentaires de travail quotidien à domicile.

• Wilson, S., Becker, L.A., & Tinker, R.H. (1995). Eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) : Treatment for psychologically traumatized individuals. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 63, 928-937.

Trois séances avec la thérapie EMDR ont produit, sur de multiples mesures, des changements cliniques significatifs chez des civils traumatisés.

• Wilson, S., Becker, L.A., & Tinker, R.H. (1997). Fifteen-month follow-up of eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) treatment of post-traumatic stress disorder and psychological trauma. Journal of
Consulting and Clinical Psychology, 65, 1047-1056.
 
Le suivi réalisé 15 mois après le traitement a montré la conservation des effets positifs de traitement avec 84 % de rémission du diagnostic de syndrome de stress post-traumatique

 ETUDES NON RANDOMISEES

• Devilly, G.J., & Spence, S.H. (1999). The relative efficacy and treatment distress of EMDR and a cognitive behavioral trauma treatment protocol in the amelioration of post-traumatic stress disorder. Journal of Anxiety Disorders, 13, 131-157.

 La seule étude sur la thérapie EMDR qui ait trouvé une supériorité de la TCC sur la thérapie EMDR. L’étude est faussée par une mauvaise application du traitement et par des attentes supérieures dans le groupe de TCC.
Le traitement a été délivré dans les deux groupes par le créateur du protocole TCC et l’allocation des patients aux deux groupes n’était pas randomisée.

• Fernandez, I., Gallinari, E., & Lorenzetti, A. (2004). A school- based EMDR intervention for children who witnessed the Pirelli building airplane crash in Milan, Italy. Journal of Brief Therapy, 2, 129-136.

Une intervention de groupe traité avec la thérapie EMDR a été faite auprès de 236 écoliers présentant des symptômes de syndrome de stress post-traumatique 30 jours après l’incident déclenchant. Lors du contrôle effectué 4 mois après le traitement, les enseignants ont apporté que tous les enfants, sauf deux, ont montré un retour à leur état normal après le traitement.

• Grainger, R.D., Levin, C., Allen-Byrd, L., Doctor, R.M. & Lee, H. (1997). An empirical evaluation of eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) with survivors of a natural catastrophe. Journal of Traumatic Stress, 10, 665-671.

Une étude menée auprès des rescapés de l’Ouragan« Andrew » a trouvé des différences significatives sur l’échelle d’impact de l’événement (impact of event scale) et dans l’évaluation subjective de la détresse en comparant un groupe traité avec la thérapie EMDR et un autre sans traitement.

• Jarero, I., Artigas, L., & Hartung, J. (2006). EMDR integrative group treatment protocol : A post-disaster trauma intervention for children and adults. Traumatology, 12, 121-129.

Une étude de 200 enfants traités avec un protocole de groupe après des inondations au Mexique indique qu’une séance de traitement réduisait les symptômes traumatiques d’un niveau sévère à un niveau faible de détresse.
D’autres données de traitements bénéfiques dans d’autres sites de désastres naturels ont également été rapportées.
 

• Konuk, E., J., Eke, I., Yuksek, H., Yurtsever, A., & Ostep, S. (2006). The effects of EMDR therapy on post-traumatic stress disorder in survivors of the 1999 Marmara, Turkey, earthquake. International Journal of Stress Management, 13, 291-308.

Les données rapportées d’un échantillon représentatif de 1500 victimes de séisme indiquent que 5 séances de thérapie EMDR élimineraient avec succès l’ESPT dans 92,7 % des personnes traitées, et réduisaient les symptômes chez les autres participants.

• Puffer, M. ; Greenwald, R. & Elrod, D. (1997). A single session EMDR study with twenty traumatized children and adolescents. Traumatology-e, 3(2), Article 6.

Dans cette comparaison retardée de traitement, plus de la moitié des participants sont passés de niveaux pathologiques à des niveaux normaux sur l’échelle d’impact de l’événement, et tous, sauf 3, ont montré au moins un soulagement partiel de leurs symptômes sur plusieurs mesures, un à 3 mois après une unique séance avec la thérapie EMDR.
• Silver, S.M., Brooks, A., & Obenchain, J. (1995). Eye movement desensitization and reprocessing treatment of Vietnam war veterans with PTSD : Comparative effects with biofeedback and relaxation training. Journal of Traumatic Stress, 8, 337-342.

Une des deux seules études de recherche sur la thérapie EMDR qui ont évalué le déroulement clinique d’un traitement complet avec la thérapie EMDR avec d’anciens combattants (c’est-à-dire sur plus d’un ou deux souvenirs ;cf. Carlson et al, ci-dessus).

L’analyse d’un programme hospitalier de traitement pour d’anciens combattants atteints de syndrome de stress posttraumatique (sur 100 sujets) a montré que la thérapie EMDR était largement supérieure au biofeedback et à l’entraînement à relaxation pour sept mesures sur huit.

• Silver, S.M., Rogers, S., Knipe, J., & Colelli, G. (2005). EMDR therapy following the 9/11 terrorist attacks : A community-based intervention project in New York City. International Journal of Stress Management.

Les patients ont obtenu des améliorations hautement significatives de leur état sur toute une série devariables de résultat, parmi lesquelles des mesures psychométriques validées et des échelles d’auto-évaluation.
Les analyses de données établissent que la thérapie EMDR a été une intervention thérapeutique utile, aussi bien immédiatement après la catastrophe (ici les attaques terroristes du 11 septembre) que plus tard.

• Solomon, R.M. & Kaufman, T.E. (2002).On a évalué les résultats d’un atelier de soutien thérapeutique et les effets supplémentaires apportés par la thérapie EMDR auprès de 60 employés des chemins de fer ayant vécu des accidents mortels sur la voie. Bien que l’atelier ait été une réussite, dans ce cadre, l’ajout d’une courte séance d’EMDR (entre 5 et 40 minutes) a induit une baisse des symptômes à un nouveau subclinique, qui avaient encore diminué lors du suivi au-delà de la fin de la période de traitement.

• Sprang, G. (2001). The use of eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) in the treatment of traumatic stress and complicated mourning : Psychological and behavioral outcomes. Research on Social Work Practice, 11, 300-320.

Dans cette étude multi site, la thérapie EMDR a réduit significativement les symptômes plus souvent que le traitement par TCC pour les mesures comportementales et pour 4 des 5 mesures psychosociales. La thérapie EMDR était plus efficace, induisant le changement plus tôt et en moins de séances.

TRAITEMENT ADAPTATIF DE L’INFORMATION ET
PROCEDURES DE LA THERAPIE EMDR

La thérapie EMDR contient beaucoup de procédures et d’éléments qui contribuent aux effets du traitement. Si de nombreuses études ont validé la méthodologie de la thérapie EMDR (voir plus haut), il subsiste des questions concernant son mécanisme d’action. Pour expliquer les effets cliniques de la thérapie EMDR et guider la pratique clinique, on se réfère à un modèle de traitement de l’information (Shapiro, 2001, 2002).

Ce modèle n’est lié à aucun mécanisme neurobiologique précis, dans la mesure où la science est encore aujourd’hui dans l’impossibilité de déterminer ce qui se passe, au plan neurobiologique, au cours d’une psychothérapie quelconque (comme pour beaucoup de traitements médicamenteux).
 
Cependant, puisque la thérapie EMDR obtient des résultats cliniques sans avoir besoin de recourir au travail à domicile ou aux concentrations mentales prolongées dont on se sert dans les thérapies par exposition, l’attention s’est portée sur les processus possibles qui pourraient être évoqués. Même si les mouvements oculaires (et d’autres formes de SBA (stimulation bilatérale alternée)) ne constituent qu’un des éléments de la procédure, c’est cet éléments qui a été le plus examiné.
On trouvera après cette section une liste d’études contrôlées cherchant à évaluer le mécanisme d’action des mouvements oculaires .
 

• Brown, K. W., McGoldrick, T., & Buchanan, R. (1997). Body dysmorphic disorder : Seven cases treated with eye movement desensitization and reprocessing. Behavioural and Cognitive Psychotherapy, 25, 203–207
Seven consecutive cases were treated with up to three sessions of EMDR. Complete remission of BDD symptoms were reported in five cases with effects maintained at one- year follow-up
• Perkins, B.R. & Rouanzoin, C.C. (2002). A critical evaluation of current views regarding eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) : Clarifying points of confusion. Journal of Clinical Psychology, 58, 77-97. On trouve dans la littérature technique de nombreux exemples d’idées fausses créées et entretenues autour de la thérapie EMDR. Cet article en fait une critique complète.
• Raboni, M.R., Tufik, S., and Suchecki, D. (2006). Treatment of PTSD by eye movement desensitization and reprocessing improves sleep quality, quality of life and perception of stress. Annals of the New York Academy of Science, 1071, 508-513.

En référence à l’hypothèse selon laquelle la thérapie EMDR induit des effets de traitement similaires à ceux du sommeil paradoxal (voir aussi Stickgold, 2002), les polysomnoframmes indiquent un changement au niveau des patterns de sommeil après le traitement et une amélioration sur toutes les mesures incluant l’anxiété, la dépression et la qualité de vie après une moyenne de 5 séances.

• Ray, A. L. & Zbik, A. (2001). Cognitive behavioral therapiesand beyond. In C. D. Tollison, J. R. Satterhwaite, & J. W. Tollison (Eds.) Practical Pain Management (3rd ed. ; pp. 189-208). Philadelphia : Lippincott.

Les auteurs notent que l’utilisation de la thérapie EMDR, guidée par son modèle de traitement de l’information, apporte à des patients atteints de douleurs chroniques des bénéfices qu’ils ne trouvent pas dans d’autres formes de traitement.
• Ricci, R. J., Clayton, C. A., & Shapiro, F. (2006). Some effects of EMDR treatment with previously abused child molesters : Theoretical reviews and preliminary findings.Journal of Forensic Psychiatry and Psychology.

Comme prévu par le modèle de traitement adaptatif de l’information, le traitement EMDR de la victimisation vécue dans l’enfance par des agresseurs a provoqué la diminution de l’excitation sexuelle déviante telle que mesurée par le pléthysmographe de l’empathie pour les victimes.
• Russell, M. (in press). Treating traumatic amputation-related phantom limb pain : a case study utilizing eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) within the armed services. Clinical Case Studies.

 Since September 2006, over 725 service-members from the global war on terrorism have survived combat-related traumatic amputations that often result in phantom limb pain (PLP) syndrome. Four sessions of Eye Movement Desensitization and Reprocessing (EMDR) led to elimination of PLP, and a significant reduction in PTSD, depression, and phantom limb tingling sensations.
• Schneider, J., Hofmann, A., Rost, C., & Shapiro, F. (in press). EMDR in the treatment of chronic phantom limb pain. Pain Medicine. doi: 10.1111/j.1526-4637.2007.00299.x

As predicted by the Adaptive Information Processing model the EMDR treatment of the event involving the limb loss, and the stored memories of the pain sensations, resulted a decrease or elimination of the phantom limb pain which maintained at 1 year follow up.

• Schneider, J., Hofmann, A., Rost, C., & Shapiro, F. (2007).EMDR and phantom limb pain: Case study, theoretical implications, and treatment guidelines. Journal of EMDR Science and Practice, 1, 31-45.
Detailed presentation of case treated by EMDR that resulted in complete elimination of PTSD, depression and phantom limb pain with effects maintained at 18-month follow-up.
• Shapiro, F. (2001). Eye movement desensitization and reprocessing : Basic principles, protocols and procedures (2nd ed.). New York : Guilford Press.

 La thérapie EMDR est une forme de psychothérapie, en huit phases, dont on considère que les procédures et les protocoles standardisés ont des effets thérapeutiques. Ce texte en donne des descriptions, ainsi que des transcriptions cliniques d’extraits de séances.
• Shapiro, F. (2002). (Ed.). EMDR as an integrative psychotherapy approach : Experts of diverse orientations explore the paradigm prism. Washington, DC : American Psychological Association Books.

 

La thérapie EMDR est une approche intégrative qui diffère d’autres formes de psychothérapie. Des experts des branches les plus importantes de la psychothérapie identifient et éclairent divers éléments de procédure.
• Shapiro, F. (2007). EMDR, adaptive information processing, and case conceptualization. Journal of EMDR Practice an Research, 1, 68-87.

Overview of EMDR treatment based upon an Adaptive Information Processing case conceptualization. Early life experiences are viewed as the basis of pathology and used as targets for processing.
The three-pronged protocol includes processing of the past events that have set the foundation for the pathology, the current triggers, and templates for appropriate future functioning to address skill and developmental deficits.

• Shapiro F. (dir.), EMDR for Trauma : Eye movement desensitization   and reprocessing, American Psychological Association, « Psychotherapy Videotape », séries II.

• Shapiro F. & Maxfield L. (2002), « Eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) », in M. Hersen, & W. Sledge (dir.), Encyclopedia of Psychotherapy, New York, Elsevier Science, vol. 1, p. 777-785.

La thérapie EMDR est une forme de thérapie, en huit phases,qui rassemble certains aspects de tous les grands courants de la psychologie. Elle a été validée par des recherches contrôlées, qui ont établi son efficacité dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique.

• Shapiro, F., Kaslow, F., Maxfield, L. (Eds.) (2007).Handbook of EMDR and Family Therapy Processes. New York: Wiley. Using an Adaptive Information Processing conceptualization a wide range of family problems and impasses can be addressed through the integration of EMDR and family therapy techniques. Family therapy models are also useful for identifying the targets in need of processing for those engaged in individual therapy.

• Wilensky, M. (2006). Eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) as a treatment for phantom limb pain. Journal of Brief Therapy, 5, 31-44.

Five consecutive cases of phantom limb pain were treated with EMDR. Four of the five clients completed the prescribed treatment and reported that pain was completely eliminated, or reduced to a negligible level. 
The standard EMDR treatment protocol was used to target the accident that caused the amputation, and other related events.

MECANISMES D’ACTION DE L’EMDR

EMDR contains many procedures and elements thatcontribute to treatment effects. While the methodology used in EMDR has been extensively validated (see above), questions still remain regarding mechanism of action.

However, since EMDR achieves clinical effects without the need for homework, or the prolonged focus used in exposure therapies, attention has been paid to the possible neurobiological processes that might be evoked. Although the eye movements (and other dual attention stimulation) comprise one only one procedural element, this element has come under greatest
scrutiny.

Randomized controlled studies evaluating mechanism of action of the eye movement component follow this section.

• Elofsson, U.O.E., von Scheele, B., Theorell, T., & Sondergaard, H.P. (in press). Physiological correlates of eye movement desensitization and reprocessing. Journal of Anxiety Disorders. doi:10.1016/j.janxdis.2007.05.012
Changes in heart rate, skin conductance and LF/HF-ratio, finger temperature, breathing frequency, carbon dioxide and oxygen levels were documented during the eye movement condition.

It was concluded the “eye movements during EMDR activate cholinergic and inhibit sympathetic systems. The reactivity has similarities with the pattern during REM sleep.”

• Lee, C., Taylor, G., & Drummond, P.D. (2006) The active ingredient in EMDR : Is it traditional exposure or dual focus of attention ? Clinical Psychology and Psychotherapy,13, 97-107

 Cette étude a testé si le contenu des réponses des participants pendant la thérapie EMDR était similaire à ce qui est considéré comme efficace pour les traitement d’exposition traditionnels ou s’il est davantage cohérent avec la distanciation attendue d’après la proposition de Francine SHAPIRO sur l’attention double.

L’amélioration la plus importante au niveau des symptômes d’ESPT a eu lieu quand le participant traitait le trauma d’une manière plus détachée.

• Mac Culloch, M. J., & Feldman, P. (1996). Eye movement desensitization treatment utilizes the positive visceral element of the investigatory reflex to inhibit the memories of post-traumatic stress disorder : A theoretical analysis. British Journal of Psychiatry, 169, 571-579.

Un des articles qui postulent qu’une réaction d’orientation intervient (cf. Shapiro 2001, pour une revue globale des théories et pour des suggestions de paramètres à étudier). Cette théorie a été corroborée par certaines études contrôlées (Barrowcliff et al., 2003, 2004).
• Propper, R., Pierce, J.P., Geisler, M.W., Christman, S.D.,& Bellorado, N. (2007). Effect of bilateral eye movements on frontal interhemispheric gamma EEG coherence: Implications for EMDR therapy. Journal of Nervous and Mental Disease, 195, 785-788. regard to PTSD symptoms, it may be that by changing interhemispheric coherence in frontal areas, the EMs used in EMDR foster consolidation of traumatic memories, thereby decreasing the memory intrusions found in this disorder.
• Rogers, S., Silver, S., Goss, J., Obenchain, J., Willis, A.,& Whitney, R. (1999). A single session, controlled groupstudy of flooding and eye movement desensitization and reprocessing in treating posttraumatic stress disorder among Vietnam war vétérans : Preliminary data. Journal of Anxiety Disorders, 13, 119–130.

Cette étude a été conçue pour comparer la thérapie EMDR et l’exposition. Un style de guérison différent, observé depuis le groupe EMDR, montre une diminution plus rapide de la détresse rapportée chez les sujets.
• Rogers, S., & Silver, S. M. (2002). Is EMDR an exposure therapy ? A review of trauma protocols. Journal of Clinical Psychology, 58, 43-59.
Comparaison détaillée de la théorie, des pratiques et des procédures de la thérapie EMDR et des thérapies par exposition.
• Sack, M., Lempa, W. Steinmetz, A., Lamprecht, & Hofmann, A. (2008). Alterations in autonomic tone during trauma exposure using eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) -results of a preliminary investigation. Journal of Anxiety Disorders.

Sack et al., (université de Munich, en Allemagne) montrent que dans la phase initiale des MO (première 10 secondes), on constate une augmentation du tonus parasympathique qui ralentit légèrement le rythme cardiaque, tout en augmentant la variabilité cardiaque (comme dans la cohérence cardiaque).

Cette phase, au cours de laquelle il y a nécessairement une  augmentation de la libération d’acetylcholine (le neurotransmetteur du système parasympathique) pourrait être associée à une facilitation des associations dans le réseau mnésique, comme on le voit pendant le sommeil paradoxal associé à l’activité onirique.

Par la suite (de 10 à 90 secondes après le début de la stimulation par le MO), il y a, au contraire, une augmentation du rythme cardiaque probablement associée à une libération de noradrénaline (système nerveux sympathique) qui correspondrait à l’activation et la peur associées à l’exposition au souvenir traumatique et qu’on observe classiquement dans les thérapies d’exposition.
• Servan-Schreiber, D., Schooler, J., Dew, M.A., Carter, C., & Bartone, P. (2006). EMDR for PTSD: A pilot blinded, randomized study of stimulation type. Psychotherapy andPsychosomatics, 75, 290-297.21 patients avec un ESPT avec trauma unique (moyenne IES : 49,5) ont reçu 3 séances consécutives d’EMDR avec 3 types différents de stimulation auditives et kinésthésiques.
• Shapiro F. (dir.), EMDR for Trauma : Eye movement desensitization and reprocessing, American Psychological Association, « Psychotherapy Videotape », séries II.

• Stickgold, R. (2002) EMDR : A putative neurobiological mechanism of action. Journal of Clinical Psychology, 58, 61-75. Exposé des éléments de neurobiologie et des systèmes mnésiques impliqués dans le sommeil paradoxal et de leur lien possible avec le mode d’action de la thérapie EMDR.
• Suzuki, A., et al. (2004). Memory reconsolidation and extinction have distinct temporal and biochemical signatures. Journal of Neuroscience, 24, 4787– 4795.

The article explores the differences between memory reconsolidation and extinction. This new area of investigation is worthy of additional attention.

Reconsolidation may prove to be the underlying mechanism of EMDR, as opposed to extinction caused by prolonged exposure therapies. « Memory reconsolidation after retrieval may be used to update or integrate new information into long-term memories… Brief exposure… seems to trigger a second wave of memory consolidation (reconsolidation), whereas prolonged exposure… leads to the formation of a new memory that competes with the original memory (extinction). »

• Wilson, D., Silver, S. M., Covi, W., & Foster, S. (1996). Eye movement desensitization and reprocessing: Effectiveness and autonomic correlates. Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry, 27, 219–229.

Une étude impliquant le biofeedback soutient l’hypothèse que le système parasympathique est activé en montrant que les mouvements oculaires semblent provoquer une réponse de relaxation. Plus de recherches rigoureuses avec des populations atteintes de traumas sont nécessaires.

ETUDES RANDOMISEES TESTANT LES HYPOTHESES SUR
 LES MOUVEMENTS OCULAIRES

Plusieurs comités des Recommandations internationales de bonnes pratiques ont rapporté que les analyses cliniques de composants examinées par Davidson et Parker (2001) ne sont pas correctement construites (International Society for Traumatic Stress Studies/ ISTSS ; DoD/ DVA).

Davidson & Parker notent que les bénéfices des mouvements oculaires tendent à devenir significatifs lorsque les études conduites sur des populations cliniques sont examinées séparément. Malheureusement, même ces études sont entachées d’erreurs méthodologiques.

Comme l’indiquent les directives recommandées par l’ISTSS (Chemtob et al., 2000), ces populations cliniques n’ayant pas suivi le traitement assez longtemps pour en obtenir les principaux effets de façon substantielle, elles ne conviennent donc pas pour les analyses de composants.

Toutefois, comme l’indiquent les directives DoD/DVA*, les mouvements oculaires utilisés en thérapie EMDR ont été évalués indépendamment par de nombreux chercheurs. Ces études ont relevé des effets directs sur l’émotivité, la netteté des images, la souplesse de l’attention et les associations mnésiques.

• Andrade, J., Kavanagh, D., & Baddeley, A. (1997). Eye-movements and visual imagery : a working memory approach to the treatment of post-traumatic stress disorder. British Journal of Clinical Psychology,36, 209-223. Cet article teste la théorie de la mémoire de travail.
Il déclare les mouvements oculaires supérieurs aux conditions de contrôle pour la réduction de la netteté des images et de l’émotionalité.
• Barrowcliff, A.L., Gray, N.S., Freeman, T.C.A., & MacCulloch, M.J. (2004). Eye-movements reduce the vividness, emotional valence and electrodermal arousal associated with negative autobiographical memories. Journal of Forensic Psychiatry and Psychology, 15, 325-345.

Les auteurs testent le modèle du réflexe de réassurance. Les mouvements oculaires sont supérieurs aux conditions de contrôle pour la réduction de la netteté des images et de l’émotionalité.
• Barrowcliff, A.L., Gray, N.S., MacCulloch, S., Freeman, T. C.A., & MacCulloch, M.J. (2003). Horizontal rhythmical eye-movements consistently diminish the arousal provoked by auditory stimuli. British Journal of Clinical
Psychology, 42, 289-302. Les auteurs testent le modèle du réflexe de réassurance. Les mouvements oculaires sont supérieurs aux conditions de contrôle pour la réduction de l’activation physiologique provoquée par des stimuli auditifs.

• Christman, S. D., Garvey, K. J., Propper, R. E., & Phaneuf,K. A. (2003). Bilateral eye movements enhance the retrieval of episodic memories. Neuropsychology. 17, 221-229.

Article cherchant à vérifier les théories de l’activation corticale.Ses résultats corroborent indirectement les théories de la réaction d’orientation et des MOR (mouvements oculaires rapides) du sommeil paradoxal suggérées par Stickgold (2002). Les mouvements oculaires saccadés, au contraire des mouvements de suivioculaires, sont supérieurs aux conditions de contrôle pour laremémoration épisodique.
• Gunter RW, Bodner GE. How eye movements affect unpleasant memories : Support for a working-memory account. Behavior Research and Therapy 2008; 46:913-31. Gunter et al. (University de Calgary, au Canada), montrent qu’on peut expliquer une partie des effets de la SBA (stimulation bilatérale alternée) de l’EMDR par le fait qu’elle interfère avec la capacité de se concentrer pleinement sur le souvenir  traumatique.

De fait, dans cette expérience, plus la stimulation demande des capacités d’attention importantes, plus elle est efficace.

Toutefois, les auteurs soulignent que toute tache attentionnelle qui serait trop complexe pour permettre au patient de maintenir une partie de son attention sur le souvenir traumatique ne serait sans doute pas aussi efficace.

Ils soulignent qu’une étude précédente (Maxfield, 2004) avait déjà montré que, effectivement, les MO (mouvements oculaires) plus rapides étaient plus efficaces pour réduire le SUD (niveau de perturbation) d’un souvenir traumatique que les MO plus lents. Sans doute parce qu’ils demandaient une attention plus soutenue.

• Kavanagh, D. J., Freese, S., Andrade, J., & May, J. (2001). Effects of visuospatial tasks on desensitization to emotive memories. British Journal of Clinical Psychology, 40, 267-280.

Article testant la théorie de la mémoire de travail. Les mouvements oculaires sont supérieurs aux conditions de contrôle pour la réduction, en cours de séance, de la netteté des images et de l’émotionalité. Pas de différence une semaine plus tard.
• Kuiken, D., Bears, M., Miall, D., & Smith, L. (2001-2002).Eye movement desensitization reprocessing facilitates attentional orienting. Imagination, Cognition and Personality, 21, (1), 3-20. Article cherchant à vérifier la théorie de la réaction d’orientation en rapport avec des mécanismes de type REM.
Les auteurs indiquent que la condition «mouvements oculaires» est corrélée avec une plus grande souplesse de l’attention. Les mouvements oculaires sont supérieurs aux conditions de contrôle.
• Lee, C.W., & Drummond, P.D. (in press). Effects of eye movement versus therapist instructions on the processing ofdistressing memories. Journal of Anxiety Disorders. doi:10.1016/j.janxdis.2007.08.007.
There was no significant effect of therapist’s instruction on the outcome measures. There was a significant reduction in distress for eye movement at post-treatment and at follow-up… The results were consistent with other evidence that the mechanism of change in EMDR is not the same as traditional exposure.
• Sharpley, C. F. Montgomery, I. M., & Scalzo, L. A. (1996).Comparative efficacy of EMDR and alternative procedures in reducing the vividness of mental images. Scandinavian Journal of Behaviour Therapy, 25, 37-42.
Les résultats de l’étude soutiennent la théorie de la mémoire de travail. Les mouvements oculaires sont supérieurs aux conditions de contrôle pour la réduction de la netteté des images. A la différence des conditions de contrôle, les mouvements oculaires réduisent aussi l’émotionalité.

• Van den Hout, M., Muris, P., Salemink, E., & Kindt, M. (2001). Autobiographical memories become less vivid and emotional after eye movements. British Journal of Clinical Psychology, 40, 121-130.

Cet article teste la théorie des auteurs selon laquelle les mouvements oculaires changent les perceptions somatiques accompagnant le fait de retrouver un souvenir, ce qui amène une diminution de l’affect et par conséquent de la netteté du souvenir. Les mouvements oculaires sont supérieurs aux conditions de contrôle pour la réduction de la netteté des images.
À la différence des conditions de contrôle, les mouvements oculaires réduisent aussi l’émotionalité.

 AUTRES EVALUATIONS NEUROBIOLOGIQUES
 

All studies have indicated significant effects following EMDR treatment, including changes in cortical, and limbic activation patterns, and increase in hippocampal volume.

•Bossini L. Fagiolini, A. & Castrogiovanni, P. (in press). Neuroanatomical changes after EMDR in PTSD. Journal of Neuropsychiatry and Clinical Neuroscience.

• Lamprecht, F., Kohnke, C., Lempa, W., Sack, M., Matzke, M., & Munte, T. (2004). Event-related potentials and EMDR treatment of post-traumatic stress disorder.Neuroscience Research, 49, 267-272.

• Lansing, K., Amen, D.G., Hanks, C. & Rudy, L. (2005). High resolution brain SPECT imaging and EMDR in police officers with PTSD. Journal of Neuropsychiatry and Clinical Neurosciences.

• Levin, P., Lazrove, S., & van der Kolk, B. A. (1999). What psychological testing and neuroimaging tell us about the treatment of posttraumatic stress disorder (PTSD) by eye movement desensitization and reprocessing (EMDR). Journal of Anxiety Disorders, 13, 159-172.

• Oh, D.-H., & Choi, J. (2004). Changes in the regional cerebral perfusion after Eye Movement Desensitization and Reprocessing: A SPECT study of two cases. Journal of EMDR Practice and Research, 1, 24-30
• Pagani, M. et al. (2007). Effects of EMDR psychotherapy on 99mTc-HMPAO distribution in occupation-related posttraumatic stress disorder. Nuclear Medicine Communications, 28, 757–765.
• Sack, M., Lempa, W., & Lemprecht, W. (2007). Assessment of psychophysiological stress reactions during a traumatic reminder in patients treated with EMDR. Journal of EMDR Practice and Research, 1, 15-23.

• Sack, M., Nickel, L., Lempa, W., Lamprecht, F. (2003) Psychophysiological regulation in patients suffering from PTSD: Changes after EMDR treatment. Journal of Psychotraumatology and Psychological Medicine, 1, 47 -57. (German)

• Van der Kolk, B., Burbridge, J., & Suzuki, J. (1997). The psychobiology of traumatic memory: Clinical implications of neuroimaging studies. Annals of the New York Academy of Sciences, 821, 99-113.

ETUDES SUR LE TRAITEMENT DES VETERANS DU VIETNAM (…)
Disponibles sur le site d’EMDR France www.EMDR.org

PRINCIPAUX LIVRES FRANCOPHONES

Francine SHAPIRO, « Manue l d’EMDR », InterEditions, Paris,
 mai 2007

Francine SHAPIRO, Margot SILK FORREST,
” Des yeux pour guerir”

EMDR : la thérapie pour surmonter l ’angoisse , le stress et les
traumatismes », Collection Couleur Psy, Seuil, Paris, avril 2005

Jacques ROQUES , « Découvrir l ’EMDR », InterEditions,
Paris, 2008

Jacques ROQUES , « EMDR, une révolution thérapeutique»,
La Méridienne – Desclée de Brouwer, Paris, 2004

Jacques ROQUES , « Guérir avec l ’EMDR », Collection Couleur
 Psy, Seuil, Paris, janvier 2007

David SERVAN-SCHREIBER  « Guérir », Collection Réponses,
 Robert Laffont, Paris, 2003

Pour les enfants :
Isabelle MEIGNANT-ORDOUX , « L’ expérience merveilleuse de
Réconciliation de Bouba le chien marron qu’on
appelai t Grognon », Editions Meignant, mai 2007  link